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Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours
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icare38
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:45    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Bonjour à tous et toutes !

Pour faciliter la lecture et d'éventuelles recherches sur le sujet, je vais réunir dans ce post toutes les informations relatives aux différentes fêtes en faisant une table des matières des sujets traités ...



1. La Saint-Valentin
2. La Sainte-Barbe
3. La Saint-Eloi


Dernière édition par icare38 le Sam 24 Fév 2007 - 22:17; édité 5 fois
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:45    Sujet du message: Publicité

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icare38
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:46    Sujet du message: La Saint-Valentin Répondre en citant

Bonjour à tous et toutes !

A la veille de la Saint-Valentin, j'ai souhaité en savoir plus sur cette tradition, ses origines, ...
Maintenant c'est fait, et j'ai envie de partager mes "découvertes" avec vous !



La célébration de l'amour et de la fertilité courant février remonte à l'Antiquité !

Dans l'Athènes antique, on célébrait le mariage sacré de Zeus et Héra au cours du mois de Gamélion (mi-janvier à mi-février).

Dans la Rome antique, le 15 février, jour du Printemps dans l'antiquité, était réservé aux Lupercales ou festival de Lupercus.
Mais qui était Lupercus ? Tout simplement le dieu de la fertilité et de la fécondité, représenté à moitié nu et vêtu de peaux de chèvres.
L'origine du nom Lupercus (loup en latin) vient de la grotte (Lupercal) située au flanc du Mont Palatin, dans laquelle les jumeaux Romulus et Rémus, fondateurs de Rome, auraient été allaités par la Louve.


Les Lupercales se déroulaient en 3 temps …

. Tout d'abord, un bouc était sacrifié

. Ensuite avait lieu la course des Prêtres Luperques, au cours de laquelle ils fouettaient les femmes avec des lambeaux de peau du bouc sacrifié. Les jeunes femmes venaient volontiers vers les prêtres car pour elles être touchées par ces lambeaux ne pouvait que les rendre fertiles et faciliter leur futur accouchement. Cette course était organisée en l'honneur de Junon, déesse des femmes et du mariage.

. Enfin, organisation d'un banquet. Une sorte de tirage au sort permettait aux jeunes hommes de se voir attribuer une jeune fille, qui devait leur tenir compagnie durant tout le banquet. Parfois cela se terminait par un mariage.

En 495, le pape Gélase Ier, choqué par l'aspect décadent de ces festivités, obtint leur abolition.
Mais ce n'est que beaucoup plus tard que la Saint-Valentin prit le sens que nous lui connaissons actuellement.


Mais qui était donc Saint-Valentin ?
En fait, personne n'est en mesure de répondre précisément à cette question.
Trois ou quatre candidats sont sur les rangs …

Le premier Valentin est un ancien médecin devenu prêtre à Rome au IIIème siècle.
C'est l'époque où l'Empereur Claude II le Gothique fait abolir le sacrement du mariage, estimant que les soldats mariés, trop préoccupés par leur famille, faisaient de mauvais soldats.
Le prêtre Valentin organise bon nombre de mariages clandestins, ce qui cause son arrestation.
Durant celle-ci, on dit qu'il aurait rendu la vue à la fille aveugle de son geôlier.
Il est décapité à Rome le 14 février de l'année 268 ou 270 puis enterré sur la Via Flaminia où un culte lui est rendu.

Le second Valentin est sacré évêque d'Interamma, (actuelle Terni) près de Rome, en 203.
Réputé pour ses vertus, il aurait accompli un certain nombre de miracles, en contrepartie de la conversion des familles de malades.
Accusé d'avoir troublé le culte impérial par le Préfet Placide, il est décapité à Rome vers 273.
Ses reliques ont été léguées à l'église des Carmélites de Dublin, par le Pape Grégoire XVI, au XIXème siècle. Depuis, elles sont l'objet de pèlerinages.

Ces 2 premiers Valentins sont souvent confondus.

Ce troisième Valentin est surtout connu en Allemagne.
Il s'agit d'un évêque missionnaire de Rhétie (région correspondant au Tyrol et au sud de la Bavière) qui, après avoir été moine, fait bâtir une église à Maïs, où il meurt vers 440.
Il est considéré comme le protecteur des enfants épileptiques.

Il est également question d'un autre Valentin, martyr en Afrique du Nord, dont on ne sait que très peu de choses.

Pour finir, à Roquemaure (France) reposent, depuis le 25 octobre 1868, les reliques d'un Valentin dont on ne sait rien, . Elles ont été achetées à Rome par un riche propriétaire viticole, dans le but de protéger les vignobles du phylloxera, apparu deux ans plus tôt.


à suivre ...
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:51    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

On ne trouve aucune trace d'une relation entre la Saint-Valentin et la célébration des amoureux, avant le Haut Moyen Age.

Longtemps, la Saint-Valentin a été considérée comme la fête des célibataires.
Le jour de cette fête, on assistait à un véritable jeu de cache-cache, entre les jeunes filles célibataires, qui se dissimulaient aux alentours de leur village, et les jeunes gens qui tentaient de les découvrir.
Les couples ainsi formés étaient amenés à se marier dans l'année.
Cette pratique permettait de stimuler la démographie et de favoriser l'expansion des villages, mais elle donnait lieu à bien des tricheries, de la part de couples déjà formés ou de célibataires ayant déjà jeté leur dévolu sur quelqu'un.


Pour certaines espèces d'oiseaux, la saison des amours débute mi-février.
Au Moyen Age, une croyance répandue en Angleterre et en France voulait que les oiseaux soient les messagers du printemps et de l'amour.
C'est l'auteur anglais Geoffrey Chaucer qui en fait mention au XIVème siècle.
Cette croyance affirmait que …
. Si une jeune fille rencontrait un rouge-gorge, elle épouserait un marin
. Si cette jeune fille voyait un moineau, elle épouserait un homme peu fortuné mais son mariage serait heureux
. S'il s'agissait d'un chardonneret, son futur mari serait riche


Ce n'est qu'au XIVème siècle qu'une connotation amoureuse est associée à la Saint-Valentin, en Angleterre et en France. A cette époque, un échange de billets entre les amoureux était pratique courante.
Depuis cette époque, la tradition s'est renforcée avec quelques symboles pour célébrer l'amour et la fidélité :

. Cupidon, dieu de l'amour chez les Romains, appelé Eros chez les Grecs.
Le nom Cupidon vient du latin "cupido" qui signifie désir. Il est le fils de Vénus, déesse de l'Amour.
Une légende prétend qu'il transperçait le cœur des hommes avec ses flèches d'argent, pour les rendre amoureux.

. Le cœur, rouge comme la passion
Les romains pensaient que le cœur contenait l'âme et que le foie était l'organe de l'amour.
Le rouge est le symbole de l'amour fidèle, et ce depuis l'Antiquité

. L'échange de billets doux
La légende rattache cet échange Saint-Valentin prêtre à Rome, qui aurait envoyé un billet doux à la fille de son geôlier, peu de temps avant son exécution, en le signant "Ton Valentin".
A noter qu'à notre époque, l'échange de courrier au moment de la Saint-Valentin arrive n° 2 en abondance, juste après celui de Noël.


à suivre ...
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Bernard
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:52    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

C'est très intéressant et c'est très bien construit (le post) Positif
--------------------------------------------------------------
Bernard




J'ai été enfant de choeur et militant socialiste. C'est dire si j'en ai entendu des conneries... (Michel Audiard)
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:53    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Cette tradition de la Saint-Valentin s'est répandue en dehors de l'Occident

. En Chine et à Taiwan, depuis les années 80, cette tradition remporte un franc succès chez les jeunes. Mais, dans ces pays, il existe déjà une fête traditionnelle pour les amoureux, célébrée le 7 du septième mois du calendrier lunaire.

. Au Japon, le jour de la Saint-Valentin, les femmes offrent des chocolats aux hommes qu'elles aiment. Cette pratique s'est étendue aux collègues masculins, en particulier pour les employés de bureau, devenant une pratique très coûteuse.
Un mois après, le 14 mars appelé "Jour blanc", ce sont les hommes qui sont censés offrir "un linge blanc" aux femmes leur ayant offert des chocolats. Mais, dans les faits, les hommes offrent un linge blanc uniquement à leur petite amie qui pourrait, à cette occasion, réclamer un cadeau représentant 3 fois la valeur des chocolats offerts.


La coutume de la Saint-Valentin s'est étendue jusqu'en Inde, au Pakistan et en Arabie Saoudite, suscitant la vindicte de certains groupes opposés à l'influence occidentale.



Bonne Saint-Valentin à tous et toutes (en avance de quelques heures)

Christiane
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:56    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Comme c'est encore la Saint-Valentin, je vous propose ce magnifique poème de Rosemonde Gérard (de son vrai nom Louise-Rose-Etiennette Gérard.
Ce poème faisait partie d'un recueil de poèmes "Les pipeaux", paru en 1889.
Il a été composé pour son futur mari - Edmond Rostand.

Qui n'a jamais entendu les célèbres vers "Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain" extraits de ce poème ? Mais savez-vous pourquoi ils sont toujours si connus de nos jours ?
C'est un bijoutier Lyonnais - Alphonse Augis, qui eut l'idée de créer en 1907 une médaille symbolisant ces magnifiques vers. Avec le temps, l'image forte de ce symbole n'en a été que renforcée !

L'éternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Rosemonde Gérard-Rostand (1871-1953)
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:57    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

... et encore ceci !


Cette très belle phrase de Michel De Montaigne ...

"Si l'on me presse de dire pourquoi je l'aimais,
je sens que cela ne peut s'exprimer qu'en répondant :
parce que c'était lui, parce que c'était moi."


Et ce magnifique poème d'Alfred de Musset ...

"Se voir le plus possible
Et s’aimer seulement ;
Sans ruse et sans détours,
Sans honte ni mensonge
Sans qu’un désir nous trompe
Ou qu’un remords nous ronge
Vivre à deux
Et donner son cœur
A tout moment"
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 12:59    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

En faisant des recherches sur le net, je suis "tombée" sur quelques infos sympas que je vous livre toutes fraîches ...

Savez-vous à quand remonte la tradition d'offrir des fleurs le 14 février ? Non ?
Alors je vais vous le dire …

Au XVIème siècle, l'une des filles du bon Roi Henri le IVème organisa une fête à l'occasion de la Saint-Valentin. Au cours de cette fête, chaque jeune fille reçut de son cavalier un bouquet de fleurs.



Et le langage des fleurs, savez-vous d'où il vient ?

En Perse, on prêtait déjà un langage aux bouquets, en fonction de leurs formes …
En 1718, l'épouse d'un ambassadeur anglais résidant à Constantinople - Lady Mary Wortley-Montague, fut à l'origine de l'introduction en Europe du langage des fleurs, estimant que tout pouvait être dit avec des fleurs.
C'est en 1819 que ce langage fut codifié par écrit, par la française Charlotte de la Tour, dont le véritable nom était Louise Cortambert.
Elle fut imitée, quelques décennies plus tard par une anglaise nommée Kate Greenaway.
Et ce langage est arrivée jusqu'à nous, mais êtes-vous certain(e)s de bien le maîtriser ?
Moi non, pas du tout !
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 13:04    Sujet du message: La Sainte-Barbe Répondre en citant

Sainte Barbe est la Sainte Patronne de plusieurs corporations devant affronter le feu, la foudre, l'électricité, les coups de grisou, ... : les mineurs, les pompiers, mais aussi les artificiers, les artilleurs, les canonniers, les électriciens, les orfèvres, les verriers, les carillonneurs, les bâtisseurs, les carriers, ...

A noter également que "La Sainte-Barbe" est l'endroit d'un vaisseau de guerre où sont entreposées les poudres et les munitions, ainsi nommé en l'honneur de la Sainte Patronne des canonniers


Mais qui était donc Sainte Barbe, pour qu'autant de corps de métiers l'aient prise pour Sainte Patrone ?
La seule chose certaine est que Sainte Barbe était une jeune vierge, martyrisée au IIIème siècle en Asie Mineure (actuelle Turquie). Le reste n'est que légende, puisque non vérifiable ...

Voici sa légende ...
Sainte Barbe aurait vécu à Nicomédie en Asie Mineure, actuelle Izmit, ville industrielle proche d'Istanbul (Turquie). Son père, riche païen du nom de Dioscore, l'adorait.
Voulant protéger sa fille de la convoitise de prétendants trop entreprenants, il l'enferme dans une tour.
Au retour d'un voyage, Barbe apprend à son père qu'elle s'est convertie au Christianisme.
Furieux, celui-ci met le feu à la tour dans laquelle Barbe était enfermée. Elle réussit à s'enfuir mais un berger découvre sa cachette et avertit Dioscore.
Le père traîne sa fille devant le gouverneur romain de la province qui la condamne à d'affreux supplices.
Comme Barbe refuse de renier sa nouvelle religion, le gouverneur ordonne au père de trancher lui-même la tête de sa fille, ce qu'il fait.
Aussitôt, Dioscore meurt frappé par la foudre.

C'est pourquoi de nombreuses professions, oeuvrant dans les domaines cités plus haut, l'ont prise pour Sainte Patrone, afin d'obtenir la protection de elle qui a si bien échappé au feu et est morte en martyre, alors que son père, lui, a été foudroyé.

J'en profite pour rendre hommage à tous ces hommes et ces femmes qui exercent des métiers protégés par Sainte Barbe, et en particulier aux Pompiers. Ce sont tous des métiers à risques, voire à hauts risques, dont on ne parle pas suffisamment souvent !

En dehors des célébrations de la Sainte Barbe par les corps de métiers dont elle est la Sainte Patrone, Sainte Barbe est également fêtée traditionnellement au niveau régional, principalement en Provence et en Alsace.

En Alsace, les jeunes filles placent un bouquet de branches de cerisier ou de pommier dans un vase. Si les branches sont fleuries pour Noël, c'est un heureux présage de mariage !

En Provence, on place du blé à germer dans une soucoupe. Si le blé a germé à Noël, cela permet d'espérer d'abondantes récoltes.

L'origine de la fête des blés de la Sainte Barbe se trouve dans une ancienne pratique des campagnes. Lorsque la foudre menaçait les récoltes, on sonnait les cloches pour l'éloigner. Sainte Barbe étant la Sainte Patronne de la foudre, on prit l'habitude de donner le nom de Sainte Barbe à ces cloches.

Donc, Sainte Barbe assurait également la protection des récoltes, d'où cette célébration en Provence et en Alsace.
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mama34
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 15:40    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Fleur 2 Bonjour Christiane, Fleur 2

J'aime beaucoup la nouvelle oragnisation de ce post !! Je redis Bravo Pour la St Valentin et un grand Merci pour la Ste Barbe, je ne connaissais pas Désolé

--------------------------------------------------------------
Vous aimez lire ou écrire, ou peut-être les deux ?! Alors venez jeter un coup d'oeil...
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MessagePosté le: Ven 23 Fév 2007 - 17:57    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Merci Manon Bisous 2

Ces posts s'enrichissent à une telle vitesse qu'il fallait bien les organiser, sinon on aurait eu du mal à s'y retrouver.
Je suis vraiment hyper contente de venir sur ce Forum de l'Amitié, mais aussi de la Liberté !


Bisou 4 à tous et toutes !

Christiane
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Eilahtan
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MessagePosté le: Sam 24 Fév 2007 - 10:32    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Bonjour Christiane

trouverais tu quelque chose sur la Saint Eloi ?

C'est entre autres le saint patron de la sidérurgie merci

Nathalie
--------------------------------------------------------------
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La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
Article IV - déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
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MessagePosté le: Sam 24 Fév 2007 - 22:16    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Coucou Nat !

Voici une tite histoire de St Eloi, mais je ne sais pas si elle te donnera satisfaction ...
Moi ça m'a permis d'apprendre tout plein de choses, alors Merci pour ta suggestion !




S'il est un saint qui est extrêmement populaire, il s'agit bien de Saint Eloi.
En effet, quel écolier ne connaît pas la célèbre chanson "Le Roi Dagobert" ?
Mais qui était Saint Eloi ?


On sait beaucoup de choses sur Saint Eloi, grâce à son ami et biographe Dadon, devenu Ouen puis Saint Ouen. Dadon, fils de famille noble, et Eloy se sont rencontrés à la cour du roy.


Le petit Eloy naît aux alentours de l'an de grâce 588, à Chaptelat (Limousin), de parents gallo-romains.
C'est une époque où se côtoient gallo-romains et barbares, trop souvent incultes, cruels et débauchés.
Très tôt, le jeune Eloy est attiré par le travail des métaux, ce qui lui vaut d'être mis en apprentissage chez Abbon - orfèvre à Limoges, qui fabrique de la monnaie. Il y est très apprécié, tant pour son jeune talent que pour sa piété.
Quelques années plus tard, il se rend à Paris et se met au service de Bobbon - orfèvre et trésorier royal.


A cette époque, Clotaire II est le roi des Francs. Un beau jour, il s'en vient trouver son orfèvre et lui passe commande d'un trône d'or incrusté de pierreries. Pour ce faire, le roy fournit largement le métal précieux nécessaire à cette réalisation. Et c'est à Eloy que revient la responsabilité de mener à bien cette tâche.
Non seulement, il s'en acquitte à la perfection, mais il tire si bien parti de la matière première confiée par le roy, qu'avec ce qu'il en reste il peut fabriquer un second trône !
A cette époque, il était courant de rogner un peu sur les métaux précieux, au prétexte de coups de limes maladroits ou du feu trop vif, …


Surpris et séduit par le remarquable travail accompli par Eloy, par sa grande honnêteté, sa piété et son esprit vif, Clotaire le prend à son service, en tant que conseiller très écouté, et gestionnaire des finances royales.
Eloy suit le roy dans ses nombreux déplacements, et, à la Cour, il se fait remarquer pour son indépendance d'esprit et sa grande piété.
C'est à cette époque qu'il rencontre Dadon - fils de famille noble, qui va devenir Ouen puis Saint Ouen. Ils se lient d'amitié et Saint Ouen deviendra le biographe de Saint Eloy.


En 629, Clotaire II meurt. C'est son fils Dagobert qui lui succède et devient roy de tous les Francs.

A cette époque, la fabrication des pièces de monnaie était répartie entre de nombreux ateliers, et nombre de pièces n'étaient pas conformes.
Pour mettre fin à ces pratiques, Dagobert entreprend, avec l'aide d'Eloy, une réforme monétaire. Il réorganise la circulation monétaire et fait prêter serment aux monnayeurs de respecter les édits royaux.

L'influence d'Eloy ne cesse de croître, et il l'utilise pour obtenir des biens et de l'argent pour venir en aide aux plus pauvres. Très sensible au sort des prisonniers de guerre tombés en esclavage, il se sert d'une partie de l'argent qu'on lui remet, pour acheter leur liberté, allant jusqu'à en acheter 50 en une seule fois. Certains rentrent chez eux, d'autres restent à ses côtés, devenant prêtres ou moines.

Sa réputation se répand jusqu'aux ambassadeurs étrangers, qui s'empressent de lui rendre visite, qui pour le plaisir de converser avec lui, qui pour qu'il intercède en sa faveur auprès du roy.

En 632, il obtient du roy une terre à Solignac, près de Limoges, pour y bâtir une abbaye.
Son biographe nous instruit de la façon dont il fait sa demande au roy :
"Que votre sérénité daigne me céder ce domaine, afin que j'y construise une échelle, au moyen de laquelle nous puissions l'un et l'autre monter au ciel".

Avec l'aide de Sainte Aure, Eloy fonde un monastère de femmes, dans un bâtiment parisien transféré à l'église par Dagobert. Près de ce monastère, Eloy fait bâtir une grande basilique dédiée à Saint Paul.

Dagobert comprend très clairement que pour maintenir l'unité de son royaume, et l'administrer avec efficacité, il doit réunir à ses côtés les aristocrates et les initier à l'art de gouverner.
Il leur confie donc des responsabilités au Palais, afin de les former, avant de les renvoyer dans leur région, pourvus d'une charge épiscopale.

C'est dans ce contexte qu'Eloy va exercer la charge d'officier de la Chancellerie.

En 638, Dagobert rend son dernier soupir dans la basilique Saint Denis. C'est son fils Clovis II qui lui succède.



Le 13 mai 641, Eloy est sacré évêque de Noyon - Tournai, tandis que, dans le même temps, son ami Ouen est sacré évêque de Rouen.

A cette époque, le paganisme est encore vivace. Et, bien plus grave, certains membres du clergé succombent à des pratiques sacrilèges.
C'est l'une des principales préoccupations des conciles qui se tiennent en Gaule au VIème siècle.

Eloy, qui a la charge d'un immense diocèse couvrant la Picardie et les Flandres, s'installe à Anvers et parcourt inlassablement son diocèse pour évangéliser Flamands, Suèves et Frisons.

Durant la même période, il fonde de nombreux monastères : Gand, Péronne, Chauny, Ourscamp, Homblières, … tout en continuant à être le conseiller des Grands de cette époque.
On lui attribue de nombreuses guérisons miraculeuses, délivrances de possédés, …



Après avoir mené une vie si exemplaire et si sainte, Eloy expire le 1er décembre 660 (ou 659, selon les sources). Il est enterré près de l'église dédiée à Saint Loup de Troyes.
L'année suivante, sa dépouille est transférée dans la cathédrale de Noyon.
Ses reliques sont conservées dans une châsse en bois doré, sous le maître-autel de l'ancienne cathédrale.


A suivre ...


Dernière édition par icare38 le Sam 24 Fév 2007 - 23:05; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 24 Fév 2007 - 23:04    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

suite ... et fin !


Après lecture de tout ce qui précède, on comprend pourquoi Saint Eloi a été choisi comme Saint Patron de nombreuses corporations en relation avec les métaux :
orfèvres, joailliers, batteurs d'or, doreurs sur cuivre, taillandiers, serruriers, quincailliers, métallurgistes, sidérurgistes.


Mais alors, pourquoi est-il également le Saint Patron des forgerons, maréchaux-ferrants, fabricants d'éperons, selliers, bourreliers, charrons, maquignons, charretiers, muletiers, fermiers, laboureurs, valets de ferme et même vétérinaires, mécaniciens et garagistes ?



Une légende prétend que Saint Eloi aurait coupé la patte avant d'un cheval rétif, afin de le ferrer plus à l'aise. Une fois l'opération terminée, il aurait remis le membre en place, sans que l'animal en ait subi du désagrément. Tout ceci, pour donner une leçon à un maréchal-ferrant trop prétentieux.

On comprend donc mieux pourquoi Saint Eloi est le Saint Patron de tous les corps de métiers ayant un rapport, de près ou de loin, avec les chevaux (et maintenant, avec les chevaux-vapeur, d'où le choix des mécaniciens et garagistes)



Une autre légende prétend qu'il est à l'origine de la fondation de Dunkerque.
Eloi se rend souvent dans une petite bourgade dont il a converti les habitants, et auxquels il a construit une église. Cette bourgade se nomme Duine Kercke qui veut dire "l'église des dunes". Un jour, Eloi voit les habitants groupés autour d'une forme couchée sur le sol. Se précipitant, il reconnait Allowyn, chef d'une bande terrorisant la région. En quittant son bateau pour venir comettre de nouvelles exactions, il s'est pris les pieds dans les cordages, et est tombé malencontreusement sur la pointe de son épée, qui lui a transpercé la poitrine.
Eloi fait transporter le corps chez lui, et l'y garde pendant 15 jours. Au bout de ce laps de temps, Allowyn réapparait, guéri et converti. Il épouse la plus belle fille des environs, avec la bénédiction d'Eloi, et devient le chef de cette bourgade. Puis il fait construire des remparts et des tours, de nouveaux bâtiments, et finit par s'y installer.
Cette bourgade est devenue … Dunkerque !




Quelques dictons relatifs à Saint Eloi …

Saint Eloi le gourmand, sa fête arrive deux fois par an (le 1er décembre, jour de sa mort, et le 29 juin, jour de la translation de ses reliques)

Lorsque Saint Eloi a bien froid, quatre mois dure grand froid

A la Saint Eloi, les jours allongent du cri d'une oie




La Saint Eloi donne lieu à de grandes manifestations populaires, principalement dans le Limousin et le Nord de la France, mais également en Provence, en Allemagne et en Italie.

L'une de ces manifestations se déroule à Mollèges, petit village des Bouches-du-Rhône.
C'est l'un des 8 villages à ne jamais avoir cessé d'organiser la traditionnelle "Fête des Ménagers", à l'occasion de la Saint Eloi d'été.

La principale attraction de cette fête est une charrette à foin, mais pas n'importe laquelle …
Ces charrettes semblent être apparues aux environs de 1750, quand les bœufs ont laissé la place aux mulets puis aux chevaux de labour, dans l'agriculture régionale.

A l'origine, il s'agissait d'une fête essentiellement religieuse, avec bénédiction des chevaux.
Depuis 1970, la Fédération Alpilles Durance des sociétés de Saint Eloi et Saint Roch a donné une nouvelle dimension à cette manifestation, qui associe fête religieuse, danses régionales et promotion du costume arlésien.

Le samedi, la charrette est garnie de hautes branches de peupliers et d'ormeaux, puis une quinzaine de chevaux de traits, richement harnachés, y sont attelés "en flèche", c'est-à-dire à la queue leu leu.
Et puis, aux environs de 19h, c'est l'arrivée au galop de la magnifique charrette, qui va négocier l'impressionnant virage de la poste, les charretiers courant à côté des chevaux, sous le roulement des tambours qui accélèrent la course. La foule retient son souffle ... un impressionnant dérapage ... et la charrette est passée, poursuivant son chemin.

Le dimanche matin, un déjeuner réunit charretiers, membres de la Confrérie et sympathisants, au mas de l'un des prieurs.
Pendant ce temps, on finit de décorer la charrette avec des épis de blés, des genêts et des branches de tamaris.
Après la messe et le sermon en provençal, les chevaux sont bénis par le prêtre.
Ces chevaux sont la propriété des membres de la Fédération de Saint Eloi, et sont entretenus toute l'année pour cette occasion spéciale.

Puis c'est au tour de la procession de se former : femmes et jeunes filles en costume traditionnel, fifres et tambours, gardians, fouetteurs, et enfin le gigantesque attelage pouvant compter jusqu'à 60 chevaux.
Devant l'église, l'attelage est béni, puis, en souvenir d'anciens rites de fertilité et de protection des récoltes, des bêtes et des gens, il fait plusieurs fois le tour du village.

Ensuite, c'est le repas des membres de la Confréries et de leurs invités.

En fin d'après-midi, danses et musique provençale, et cette manifestation se termine à la nuit, avec le feu de la Saint-Jean.



Bisou 4
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MessagePosté le: Dim 25 Fév 2007 - 10:20    Sujet du message: Fêtes religieuses & civiles - des origines à nos jours Répondre en citant

Bonjour Salut Christiane

Merci pour cet article très très intéressant, j'ai appris énormément de choses.. Bisous 3

ces quelques fleurs pour toi :

Bouquet 2 Fleur 5

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Nathalie



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Article IV - déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
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