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Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus
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Bernard
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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 20:14    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

Les grands chefs indiens d'Amérique

1. Cochise


Cochise (c. 1812 – 9 juin 1874) fut un chef apache Chiricahua.



Né probablement en Arizona, il est en 1861 accusé injustement de l’enlèvement d’un enfant blanc par les autorités américaines. Après lui avoir proposé l’hospitalité sous sa tente, le lieutenant Bascom tente de le prendre en otage pour obtenir la libération de l’enfant. Si Cochise réussit à s’échapper, plusieurs membres de sa famille sont capturés. Rapidement, il fait prisonnier quatre américains pour négocier la libération d'Apaches retenus prisonniers. Finalement soldats et Apaches exécutent leurs otages respectifs. Ulcéré par la pendaison de son frère et de deux de ses neveux, Cochise commence alors une guerre ouverte qui durera plus de dix ans. Il s’allie alors avec son beau-père Mangas Coloradas et il devient chef d’une bande de 200 guerriers Chiricahuas et Mimbrënos.

Il entreprend une guerre de résistance contre les colons blancs qui envahissent son territoire. À la bataille d’Apache Pass en 1862, il subit une défaite face à l’artillerie du général James Carleton. Il devient peu après le principal chef Apache suite à la mort de Mangas Coloradas capturé par traîtrise, torturé et mis à mort. Il se réfugie avec ses compagnons dans les monts Dragoon et Chiricahua et ils échappent à leur poursuivants pendant près de 10 ans, faisant régner la terreur sur tout le territoire Apache. Puis, un jour, un Blanc, Thomas Jeffords, chargé de transporter le courrier et de traverser le territoire Apache, vint voir Cochise, sans armes, avec un drapeau blanc. Ils étaient, tous les deux, honnêtes, hommes de parole, loyaux. Une amitié naquît que le temps ne détruira pas. Cochise s’engagea à ce que le courrier passât toujours sans être attaqué, du moment qu'il s'agissait de courrier personnel, et non de message de l'armée. La guérilla continua mais « le courrier » passa toujours sans la moindre anicroche. En 1872, conseillé par Tom Jeffords, Cochise accepte d’engager des négociations de paix avec le général Oliver O. Howard. Les deux parties s’entendent sur l’arrêt des hostilités et la création d’une réserve à Sulphur Springs, sur le territoire Chiricahua à la condition que celui qui dirigera la réserve soit son ami, Thomas Jeffords. Cochise y vécut jusqu'à sa mort en 1874.

Citations

"Ce sont toujours les faibles qui perdent. Longtemps nous avons été les plus forts. Maintenant, nous sommes les plus faibles. Nous serons battus et nous mourrons, lentement si l'on réussit à nous enfermer dans des réserves, rapidement si l'on nous anéantit au cours d'une bataille. Puis ce sera votre tour. Après en avoir fini avec nous, vous vous tournerez vers d'autres peuples. Je suis certain que vous ne cesserez jamais de vous battre contres ces peuples qui sont sur des terres lointaines, de l'autre côté des océans et qui parlent des langues incompréhensibles. Serez-vous plus forts qu'eux? Vous écraseront-ils? Peu importe. Je ne sais qu'une chose : vous vous battrez sans répit. Partout où il y a des êtres vivants, la guerre est permanente. Nous autres Indiens, nous approchons de notre fin. La vôtre viendra aussi. Un homme fort rencontre toujours un homme plus fort que lui." À son ami Thomas Jeffords.

"Shikissen, mon frère, crois -tu que tu me reverras encore en vie ? Je sens la mort venir, ce sera pour demain matin vers dix heures. Crois-tu alors qu'on se retrouvera ? Durant ma maladie, j'ai eu l'occasion d'y réfléchir bien souvent, et j'en suis venu à la conclusion que les vrais amis se rejoignent là-haut, plus loin que les montagnes, quelque part au-delà des cieux. C'est ce que je crois." À Thomas Jeffords. 1874.

"Ceci est un bien long voyage. Là-bas, les mouches dévorent les yeux des chevaux. De mauvais esprits hantent ces lieux. Je veux rester dans nos montagnes, là où leurs eaux m'ont si souvent désaltéré. Je ne veux pas quitter mon pays." Réponse faite après la proposition concernant le déplacement de son peuple sur la réserve de Tularosa au Nouveau-Mexique.
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Dernière édition par Bernard le Lun 9 Juil 2007 - 07:36; édité 4 fois
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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 20:14    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 20:17    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

2. Sitting Bull


Sitting Bull (Taureau Assis) - (vers 1834-15 décembre 1890) est un chef de tribu et chaman des Sioux Hunkpapas, dont il est le principal résistant face à l'armée américaine. Son nom d'origine, Tatanka Iyotanka, signifie en sioux « bison mâle assis ».

Il est né à Grand River dans le Dakota du Sud en 1834. Il prend une part active aux guerres des plaines des années 1860, y compris un raid contre Fort Bufford en 1866



Il accepte le déplacement de son peuple de 1868, prévu au second traité de Fort Laramie. Après la rupture du traité provoqué par les États-Unis, il dirige le soulèvement sioux. Il est rejoint par des tribus cheyennes et, ensemble (1500 guerriers et 4500 civils), ils anéantissent sous sa direction les 263 hommes du général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876. Sitting Bull ne participa pas lui-même à la bataille en tant qu’homme-médecine, mais confia le commandement à ses chefs de guerre Crazy Horse, Gall et autres.

Poursuivi par l’armée américaine, il est forcé de s’enfuir au Canada (Lebret, Sask.). Il accepte de se rendre et il est autorisé à rentrer aux États-Unis en 1881.

Sitting Bull et Buffalo Bill

Il participe au Wild West Show de Buffalo Bill en 1885, puis passe les dernières années de sa vie dans une réserve au Dakota.



Son fils Pied de Corbeau et lui meurent assassinés par des membres de la police indienne sous prétexte de résistance alors qu’ils venaient l’arrêter pour participation présumée à un mouvement de protestation

Citations

"Notre peuple est comparable à une île en plein milieu d'un grand lac d'hommes blancs. Nous devons unir nos forces, sinon nous serons tous anéantis un par un. Ces soldats ont ouvert le feu ; ils veulent la guerre. Alors comme un seul peuple nous leur ferons la guerre. Une voix m'a éte envoyée d'en haut me disant : je les remets à ta merci, parce qu'ils ne savent pas entendre."

"Je voudrais savoir les raisons pour lesquelles vous circulez sur nos pistes. Vous effrayez les bisons et nous avons besoin de chasser dans ces endroits. Je désire que vous vous retiriez de ce pays. Si vous refusez, de nouveau je vous combattrai. Je veux que vous abandonniez le terrain avec toutes vos affaires et que vous retourniez en arrière. Je vous parle en ami."
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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 20:20    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

3. Géronimo


Geronimo (juin 1829 - 17 février 1909), appelé à sa naissance Go Khla Yeh (celui qui baille), était un Amérindien apache



Biographie

Né dans la tribu des Apaches Bedonkohe à Nodoyohn Canyon, au Mexique (actuellement Clifton, Nouveau-Mexique), il n'a jamais été chef, mais en tant qu'homme-médecin, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Tazha, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh était un leader de la tribu des Apaches Nednis.

Géronimo est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846. En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain. Il venge sa famille le 30 septembre, jour de la saint-Jérôme 1859. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme (Géronimo ! Géronimo !) pour leur défense, l'inspirent et il prend alors son nom : Geronimo.

En octobre 1862, il participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d'Apache Pass. En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix se rendent sur les conseils de Tom Jeffords. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres. En 1876, la réserve Chiricahua cependant est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos, aride et désertique mais Géronimo, Naiche et Juh réussissent à s’enfuir. Géronimo est arrêté l’année suivante au Nouveau-Mexique par l’agent John P. Clum et transféré à San Carlos. Libéré, il s’enfuit de la réserve quelques mois plus tard. Il gagne le Mexique où il vit de pillages, avant de regagner San Carlos en 1879.
En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne, un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Géronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines. En novembre 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz.

Les raids des Apaches débordent du côté États-Unis (en Arizona et Nouveau-Mexique) : en mars 1883, 26 colons américains sont tués. Le général George Crook est chargé de protéger la population blanche et entreprend de traquer les Apaches hostiles dans leurs repaires mexicains. Un camp découvert par les éclaireurs apaches de Crook est attaqué en mai 1883. Les leaders apaches acceptent alors le principe d’une reddition. En 1884 Geronimo s’établit de nouveau dans la réserve de San Carlos. Geronimo, en compagnie de Naiche et plusieurs membres de la tribu s'échappent plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. L'arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s'enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 35 hommes et 109 femmes et enfants. Depuis le Mexique, ses hommes lancent plusieurs raids meurtriers en Arizona et au Nouveau Mexique. Il est de nouveau retrouvé au Mexique par des éclaireurs Apaches en mars 1886. Pendant une conférence avec le général Crook, il accepte de regagner la réserve avec les soldats américains. Il se ravise plus tard et s’échappe dans les montagnes avec Naiche, une quinzaine de guerriers et quelques femmes et enfants
Crook ayant démissionné, c’est le général Nelson A. Miles qui est chargé de le poursuivre avec 5000 hommes et des milliers de volontaires. 3 000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. En marge de la poursuite de Geronimo, le général Miles fait déporter en Floride les Chiricahuas vivant en paix dans la réserve de San Carlos. Pendant plus de 5 mois, Geronimo et ses partisans réussissent à passer entre les mailles du filet, utilisant la surprise, la mobilité et les connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. Épuisé, fatigué de se battre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886 avec 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants. « C’est la quatrième fois que je me rends » dit-il.

Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite en Floride avec 14 de ses braves. Le climat humide de la Floride s’avère malsain pour les Apaches habitués à celui du désert et plusieurs d'entre eux décèdent. Les survivants sont ramenés à Fort Still, en Oklahoma, en 1887. Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier. Il regrette cependant jusqu'à la fin de ses jours de s'être rendu. Il vend des souvenirs à la Louisiana Purchase Exposition en 1904, participe à la parade d'inauguration de Theodore Roosevelt en 1905

Il dicte l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d'une pneumonie à Fort Still en 1909.

Les campagnes de guérilla de Geronimo restent un parfait exemple du genre. Ses facultés à exploiter des ressources humaines limitées et les terrains difficiles font de lui un stratège et un tacticien de premier ordre.

Citations

"Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu'il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné nous ait créés. Il a donné vie à toute une variété d'espèces d'hommes. Ainsi, pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe a l'ouest. Pour la nourriture, Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il leur enseigna où trouver ces plantes médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s'abriter...Cela eut lieu au tout début de la création : car Yoséné créa simultanément le peuple apache et son pays. Et quand viendra le jour où les Apaches seront séparés de leur terre, ils tomberont malades et mourront. Combien de temps s'écoulera-t-il pour que l'on dise qu'il n'y a plus d'Apaches?"
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Bernard




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Dernière édition par Bernard le Dim 8 Juil 2007 - 20:27; édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 20:23    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

4. Crazy Horse

Crazy Horse (Tashunkewitko), chef Sioux, est né sur la Rivière Républicaine en 1845. Il est mort, tué à Fort Robinson, au Nebraska, en 1877



Il semblerait que l'histoire de Crazy Horse commence vers 1840 ou 1845, dans les plaines herbeuses près de la rivière Belle Fourche (petite localité au nord des Black Hills dans le Dakota). Il serait né d'un père Oglalas et d'une mère Minneconju. Crazy Horse avait cependant la peau claire et des cheveux frisés, si bien que certains ont pu croire qu'il était plutôt métis. Son nom d' enfance fut d'ailleurs Curly Hair ce qui veut dire Cheveux Bouclés. Il semble que le jeune Crazy Horse fut témoin du massacre de Grattan en août 1854 près de Fort Laramie dans le Wyoming. C'est là que le jeune lieutenant John Grattan et ses soldats furent tués par les Lakotas alors qu'ils tentaient d'arrêter un guerrier accusé de voler du bétail.

Peu après ce massacre, le jeune Crazy Horse eut une vision: il y vit un guerrier à cheval émerger d'un lac. Cheval et cavalier flottaient dans les airs. Le visage de l'homme ne portait aucune peinture de guerre, il avait cependant une petite pierre brune attachée derrière une de ses oreilles. Il avait aussi une plume d'aigle piquée dans ses cheveux. L'homme s'adressa à Crazy Horse dans un langage inconnu. Il lui demanda d'enduire son poney de poussière, poussière dont il couvrirait lui-même son corps et ses cheveux avant les combats. Ceci le protégerait des balles et des flèches. Le cavalier fantôme flottait haut dans les airs, hors d'atteinte des flèches et les balles. Lorsque son propre peuple essayait de l'attraper, le cavalier se libérait à chaque fois. Un orage éclata, un éclair frappa la joue de l'homme et son corps fut criblé par la grêle. Quand l'orage s'apaisa, son peuple le rattrapa et l'agrippa. Crazy Horse raconta sa vision à son père qui lui expliqua que le cavalier c'était lui, qu'il deviendrait le chef de son peuple et qu'il ne mourrait pas au champ de bataille. Crazy Horse resta fidèle à cette vision tout au long de sa vie, il s'habillait comme le cavalier allant même jusqu'à attacher la petite pierre brune derrière son oreille et peindre un éclair sur sa joue gauche et des grêlons sur son corps. Il ne portait pas de coiffure de guerre mais une seule plume d'aigle plantée dans ses cheveux, la pointe vers le bas contrairement aux autres guerriers.

C'est vers la fin des années 1850 que Curly Hair devint Crazy Horse. D'après son ami He Dog (il-chien), il gagna le droit de porter ce nom (qui fut aussi le nom de son père) dans un engagement contre les indiens Arapahos. Il chargea ses ennemis à travers une grêle de flèches et de balles, exactement comme l'avait fait le cavalier de sa vision. Lors de sa dernière charge, deux guerriers Arapahos vinrent le défier. Crazy Horse tua les deux hommes. Lorsqu'il mis pieds à terre pour s'emparer des scalps des guerriers, son cheval prit peur et s'enfuit. L'histoire dit qu'il dut rentrer à pied alors que des volées de flèches passait au dessus de sa tête, il avait cependant les scalps à la main. Pour célébrer son courage, le père de Crazy Horse organisa une fête où il lui offrit son propre nom.

En 1865, Crazy Horse fut choisi par les siens pour être un des chefs de la tribu Oglalas. Peu après débuta la guerre menée par le chef Red Cloud (Nuage rouge). Red Cloud voulait stopper la progression des colons blancs qui arrivaient sans cesse plus nombreux sur la fameuse la piste Bozeman. Il y eu de nombreuses escarmouches avec les blancs. L'année suivante, l' armée américaine construisit 2 forts sur la piste Bozeman; Fort Phil Kearny et Fort C. E. Smith. Ces forts et leurs fameuses "tuniques bleues"devaient offrir protection aux colons. Red Cloud harcelait les blancs qui s'aventuraient hors des forts lors d' embuscades souvent meurtrières. En décembre de cette même année, des guerriers Minneconjous

Oglala Lakotas, Cheyennes et Arapahos se rassemblèrent sous le commandement de Red Cloud, alors accompagné de Crazy Horse. Dix hommes (certains disent que Crazy Horse en faisait partie) s'embusquèrent près du Fort Phil Kearny, alors qu'un autre groupe de guerriers s'en prit aux colons qui étaient à l' extérieur du fort. Le capitaine William Fetterman à la tête d'un détachement de 80 soldats fut envoyé pour secourir les colons. C'est ce qu 'attendaient le petit groupe de guerriers embusqués pour se montrer. Bien évidemment, le capitaine engagea immédiatement la poursuite fatale qui se termina à un endroit nommé Lodge Trail Ridge, à plusieurs km du fort. Plus de 2,000 guerriers avaient préparé une embuscade et les attendaient là.

C'est vers 1872 qui Crazy Horse devint le chef de guerre des Oglalas. La date exacte n'est pas connue, mais He Dog raconte que c'était bien avant la fameuse bataille de Little Big Horn. En août 1872, Crazy Horse et Sitting Bull menèrent ensemble une attaque contre un groupe de 44 soldats qui escortaient une équipe de topographes de la Société des chemins de fer de la Northern Pacific. Crazy Horse chargea l'ennemi au mépris des balles qui sifflaient autour de lui, son cheval fut tué et une fois encore il fut à pieds
En 1875, ils y eu des pourparlers entre les Lakotas et les représentants des Etats-Unis au sujet des Black Hills. L'année précédente, le lieutenant-colonel George Custer découvrit de l'or dans les monts des Black Hills. Paradoxalement, la mission de Custer était d'arrêter et d' expulser les quelques prospecteurs blancs qui commençaient à arriver dans les Black Hills. A cette époque, les Black Hills appartenaient légalement aux indiens d'après un traité signé précédemment. En échange des Blacks Hills et des territoires du Dakota (Dakota Nord et le Dakota Sud), les indiens devaient simplement laisser passer les colons qui se rendaient dans l'Orégon par la fameuse la piste Bozeman. La découverte de l'or se transforma vite en ruée, les aventuriers affluèrent alors par milliers dans les Black Hills

Cet or changea vite les bonnes intentions du gouvernement américain. Celui-ci voulait conclure un nouveau traité avec les indiens pour leur soustraire ces fameuses Black Hills.> Les Black Hills étant cependant une terre sacrée pour les indiens, Crazy Horse et ses guerriers était près à se battre pour les défendre. Le Président Ulysses S. Grant, dans un effort pour évincer les indiens des Black Hills ordonna à ceux-ci de se rendre auprès des agences indiennes. Tous ceux qui s'y refusèrent purent être considérés comme hostiles et pouvaient justifier une intervention militaire

En 1876 à Rosebud Creek dans le Sud du Montana, Crazy Horse mena ses guerriers Lakotas et Cheyennes contre les 1,260 soldats et ennemis Crows et Shoshones alors sous les ordres du Général George Crook. Crazy Horse espérait attaquer le premier, mais ces braves furent découverts par les éclaireurs de Crook. Essayant de tirer avantage de la situation, le capitaine Anson Mills mena une première charge contre les Lakotas. D'après un témoin, les Lakotas contre-attaquèrent et mirent les soldats en fuite. Dès lors, la bataille fut une suite de charges de part et d'autres. A la tombée de la nuit, les Lakotas et les Cheyennes y mirent fin, Crook ordonna alors la retraite. Les deux camps clamèrent la victoire. La bataille avait coûté la vie à 9 soldats et 20 indiens, elle avait aussi fait 23 blessés

Quelques jours plus tard, le colonel Custer et son 7ème de cavalerie attaquèrent un grand rassemblement indien sur la rivière Little Big Horn dans le Montana. Crazy Horse et Sitting Bull s'y trouvaient avec leurs guerriers Lakotas, Cheyennes et Arapahos. Bien que très inférieur en nombre, Custer ordonna à ses hommes (qui venaient de faire une marche forcée de 70 km) d' attaquer le campement. Dès le début de l' attaque, Crazy Horse et ses guerriers se portèrent à la rencontre des soldats. La bataille fut de courte durée. Custer fut abattu, certains soldats se suicidèrent, les guerriers tuèrent les autres. Seul le cheval de Custer survécu à la bataille. Certains se demandent pourquoi les indiens Crows servaient d' éclaireursà l' armée américaine pour l' aider dans sa guerre contre les indiens (et ultime contre eux-même). L' explication est simple, les Sioux étaient en guerre contre les Crows depuis longtemps. Supérieur en nombre, les Sioux avaient dépossédé les Crows d'une partie de leurs territoires, ces derniers voulaient simplement les récupérer. Pour cela, ils se sont alliés avec les ennemis des Sioux; les tuniques bleues. Par la suite, les Crows gagnèrent leur cause et récupérèrent leurs territoires perdus; Little Big Horn et son champ de bataille est aujourd'hui une réserve Crow.

La défaite de Custer fut aussi la dernière victoire des indiens libres. Crazy Horse tenta de résister, mais l' implacable armée américaine (et la famine aussi puisqu 'il n'y avait déjà plus de bisons) finit par obliger Crazy Horse et ses hommes de se rendre

Crazy horse mourut en 1877 alors qu'il se rendait au camp des soldats. Il y eu des rumeurs déclenchées par quelques petits chefs indiens qui jalousaient le prestige de Crazy Horse. Ces rumeurs disaient que Crazy Horse était prêt à repartir sur le sentier de la guerre. Crazy Horse dut se rendre au fort pour s'expliquer. Mais son sort était jeté, il y eu une discussion, des malentendus (il semblerait que l' interprète indien de Crazy Horse ne traduisit pas très fidèlement les paroles de celui-ci). Il y eu une bousculade, le meilleur ami de Crazy Horse le ceintura alors qu'un soldat lui plongeait une baïonnette dans le corps (dans sa vison, son peuple le rattrapa et l'agrippa).

Il fut enterré et son corps fut déplacé à plusieurs reprises pour éviter qu'il ne soit découvert. Plus tard, un Lakota du nom de Black Elk (élan Noir) dira que le lieu de la sépulture est sans intérêt. Le lieu de la tombe n'est pas très important, ce n'est que de l' herbe; mais là où se trouve son esprit, là est le bon endroit. Il y a aujourd'hui un mémorial à l'honneur de Crazy Horse dans les Black Hills
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MessagePosté le: Dim 8 Juil 2007 - 21:59    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

5 - Seattle


Seattle ou Sealth fut un chef amérindien de la tribu des Duwamishs connu pour un discours adressé au gouverneur Isaac M. Stevens en 1854

Biographie

Le Chef Seattle (ou Sealth ou encore Seathl) (vers 1786 - 1866) des tribus amérindiennes Suquamish et Duwamish , père de la princesse Angeline, est né vers 1786 sur l'île Blake dans l'état de Washington, et est mort le 7 juin 1866, dans la réserve Suquamish de Port Madison, Washington (au nord de l'île Bainbridge et au sud de Poulsbo). Son père, Schweabe, était un noble de la tribu des Suquamishs, et sa mère, Scholitza, une Duwamish. La ville de Seattle a été nommée d'après son nom.

Seattle s'est fait une réputation très jeune en tant que chef et guerrier, en prenant en embuscade et battant des ennemis remontant la Green River depuis la cascade, et en attaquant les S'Klallam, une puissante tribu vivant sur la rive nord de la Péninsule Olympique. Il fit de bons mariages, avec des femmes du village de Tola'ltu, au sud est de Duwanish Head dans la baie d'Elliott (qui fait maintenant partie de l'ouest de Seattle). Sa première femme mourut après avoir accouché d'une fille. Une seconde femme lui donna des fils et des filles. Après la mort d'un de ses fils, il se fit baptiser selon le rite catholique, probablement en 1848 près d'Olympia, état de Washington. Ses enfants furent également baptisés et élevés dans la foi, et sa conversion marqua son émergence en tant que chef cherchant à coopérer avec les colons américains.

Dans un trimestriel amérindien évaluant l'héritage de Seattle, on peut lire que Phillip Howell, un chef Klallam, l'aurait considéré comme un « type d'indien vulgaire [« a low type of indian »}, une blague entre autochtones et pire, un lâche et un traître » du fait qu'il avait négocié des traités apportant aux blancs des terres indiennes. Un point de vue différent est exprimé par Peg Deam, une spécialiste du développement culturel au conseil tribal des Suquamishs. Elle aurait dit que le Chef Seattle « s'était retrouvé dans une situation où il eut à faire des choix très difficiles et en définitive douloureux. Beaucoup de cœurs furent brisés par un changement complet de vie. Les colons amenèrent les indiens sur de petites parcelles de terre séparées les unes des autres. Mais en tant que Chef et en mesure de ce qu'il pouvait prévoir, je pense qu'il a fait le bon choix. »

Murray Morgan note qu'un chef dans cette région était simplement « un homme riche d'une certaine éloquence, un homme dont les opinions avaient plus de poids que celle d'autres membres de sa tribu », plutôt qu'un chef héréditaire. Il fait aussi remarquer que Seattle était exceptionnel en ce qu'il se distingua en tant que guerrier, mais qu'il fut d'abord en temps de paix un négociateur (« a peacetime tyee »).

L'épitaphe du Chef Seattle: « Seattle, Chef des Suquamps et des tribus alliées, mort le 7 juin 1866. Fidèle ami des Blancs, la ville de Seattle fut nommée ainsi en son honneur par ses fondateurs. » Et de l'autre côté de la pierre tombale, « Nom de baptême: Noah Sealth, âgé probablement de 80 ans ».

(Le registre des baptêmes de ceux qui l'ont vraisemblablement baptisé, les Oblates de l'Immaculée Marie à la mission St. Joseph de Newmarket près d'Olympia, donne le nom de Noe Siattle.)

Le discours du Chef Seattle

Un discours tenu par le Chef Seattle en janvier 1854 a été rapporté par Dr. Henry A. Smith dans le journal Seattle Sunday Star en 1887. Il s'agit d'une réponse à un discours du gouverneur Isaac M. Stevens. Bien qu'il soit hors de question que le Chef Seattle ait tenu un discours à cette occasion, l'exactitude des propos rapportés par Smith peut être sérieusement mise en doute, sans parler de l'exactitude de rapports plus tardifs qui ont leur origine dans celui de Smith.

Il est établi que Smith était présent lors du discours, mais il ne parlait pas la langue utilisée par Seattle, le Salish, et on ne sait toujours pas dans quelle mesure le discours fut traduit à ce moment là dans le jargon Chinook, la langue commerciale de l'Oregon. Selon les Archives nationales des États-Unis National Archives and Records Administration, « L'absence de toute preuve contemporaine amène à douter sérieusement de l'exactitude des souvenirs de Dr. Smith en 1887, environ 32 ans après les événements évoqués. C'est pourquoi il est impossible ... soit de confirmer soit de contester la validité de ce ... message. » En tout cas, la rhétorique qui fleurit dans la version de Smith est celle de Smith, pas celle du Chef Seattle.

Si le contenu du discours n'est pas sûr, les témoins de l'époque sont tous d'accord pour dire que le discours dura environ une demi-heure, et que durant tout le discours, Chef Seattle, un homme assez grand, laissa une main sur la tête du gouverneur Stevens, homme de petite taille.

Une deuxième version du discours fut publiée dans une langue plus moderne par William Arrowsmith dans les années 1960.

Le discours redevint célèbre quand une troisième version commença à circuler dans les années 1980. La version la plus récente ressemble fort peu à l'ancienne, et elle semblerait être l'œuvre de Ted Perry, un auteur vivant sur la côte Est des USA qui écrivit en 1972 pour ABC le script d'un film sur l'écologie intitulé Home. Cette version fait du Chef Seattle un visionnaire en matière d'écologie, parlant de la compréhension de son peuple pour les mécanismes de la nature, ce qui l'amena à jouer un rôle de modèle pour le mouvement écologique (à juste titre ou non).

Une version abrégée de la troisième version circule également.
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 04:45    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

Je lirai tout ça avec grand intérêt.

Aurais-tu trouvé quelque chose sur "Le dernier des Mohicans" ?

Quand j'étais petite fille, je voulais devenir "maîtresse d'école chez les indiens"...
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 07:44    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

Les Tribus indiennes


1. Les Apaches


Les Apaches sont un ensemble de tribus indiennes d'Amérique du Nord vivant dans le sud-ouest des États-Unis et partageant la même langue. Les Navajos parlent une langue très proche.

Nomades et chasseurs, farouches guerriers attaquant les peuples cultivateurs et s'opposant plus tard aux colons espagnols, puis aux Mexicains et aux Américains, ils furent finalement vaincus et décimés par ces derniers à la fin du XIXe siècle et leurs quelques descendants vivent aujourd'hui dans des réserves.

Lorsqu'ils dansaient, les Apaches revêtaient des costumes symbolisant les Esprits de la montagne. Ils guérissaient les malades en éloignant le mauvais sort. Ils se paraient de peintures corporelles, de jupes, de masques aux couleurs sombres. Les Apaches reconnaissaient de nombreux hôtes surnaturels mais croyaient en une divinité suprême nommée YASUN.

Leurs chefs les plus célèbres étaient Cochise et Geronimo

Les Apaches et les Espagnols

Dans les mémoires de l'expédition du conquistador Francisco Vásquez de Coronado (XVIe siècle), on trouve une description des Apaches : « Ces Indiens tirent leur subsistance du bison car ils ne cultivent pas le maïs. Avec sa peau, ils font leurs maisons ; avec sa peau, ils s'habillent, se chaussent et tressent des cordes. Ils se servent de sa toison en guise de laine. Avec ses tendons, ils font du fil qui leur sert à coudre leurs vêtements et leurs tentes [...] »

Durant la première moitié du XVIIIe siècle, les pionniers espagnols essaient d'étendre leur territoire au nord, mais sont empêchés par les tribus Tohono O'odham et apache. Mexico ordonne que l'on extermine ces derniers dès 1784 : il s'agit de massacrer tout Apache de plus de sept ans. Le gouverneur Juan de Bautista œuvre pour rapprocher les Commanches et les Utes, afin de détourner leur force contre les Apaches. Il distribue à chaque guerrier commanche une carte sur laquelle il pourra noter chaque Apache tué.

La déportation dans les réserves



En 1872, après avoir résisté à l'envahisseur, un traité de paix est signé entre Tom Jeffords (Broussard remarquable qui devint en 1870, au cours d'une cérémonie sacreé, le Frère de sang du chef Cochise), le chef Cochise et le général Olivier O.Howard.

Suite au traité de paix, 2 500 Apaches sont déportés dans la réserve Chiricahua (8 000 Km² au cœur du pays apache).

1 500 Apaches (l'autre millier ayant "disparu") seront à nouveau déportés en 1876 dans la réserve de San Carlos.

Parmi ces déportés, Tahza, chef héréditaire de clan, fils ainé du chef Cochise et père de Niño Cochise, s'arrange pour que son propre clan de 38 personnes disparaisse en route.

Parmi ces personnes se trouve Nod-Ah-Sti, sa femme (surnommée affectueusement Niome par Thomas Jefford), Niño Cochise son fils et Dee-O-Deet le chamane. Ils ne figurèrent jamais plus sur les registre d'une réserve. Ils ne furent donc pas non plus tatoués. Ils se surnommèrent les "sans nom".

Thaza mourut deux mois plus tard d'une pneumonie alors qu'il se rendait à Washington pour un entretien avec le président Grant. Lorsque la nouvelle parvint à la réserve de San Carlos, Naiche, le plus jeune des fils de Cochise s'enfuit pour prendre le sentier de la guerre. Ce fut le début des "guerres de Géronimo" qui ne devait prendre fin qu'en septembre 1886.

Le reste des "sans noms" dont le chef était désormais Niño Cochise vivèrent cachés mais libres pendant plus de 40 ans dans les montagnes du Sonora dans un lieu qui s'appelait Pa-Gotzin-Kay !!![
Le mythe Apache

Leur réputation de bravoure et de violence a inspiré de nombreux films, et on a donné leur nom aux jeunes voyous de Paris du début du XXe siècle, à un modèle d'hélicoptère de combat, etc. (voir Apache). Les Apaches sont avant tout des guerriers nomades, placés sous la direction d'un chef ; la plupart vit dans des huttes construites par les femmes à l'aide de perches en saule reliées avec des fibres tirées du yucca. Elles sont recouvertes de buissons ou de chaume en été, de peaux en hiver. Les Apaches portent un vêtement en cuir, des mocassins hauts, des bijoux et parfois des plumes d’aigle.


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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 08:06    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

Marie-France a écrit:
Je lirai tout ça avec grand intérêt.

Aurais-tu trouvé quelque chose sur "Le dernier des Mohicans" ?

Quand j'étais petite fille, je voulais devenir "maîtresse d'école chez les indiens"...


Hello Marie-France

Les Mohicans , encore appelés Mahican au Mahikan sont une tribu d'indiens d'Amérique du Nord.

Ils vivaient près de la basse vallée de l'Hudson au moment de leur rencontre avec les Européens,vers 1609. Durant des décennies, des rivalités avec les Mowaks et les Européens les ont poussés vers l'est du Massachussets et du Connecticut, sur le fleuve Hudson. Un certain nombre s'installa à Stockbridge, dans le Massachussets, créant la communauté des Indiens de Stockbridge. Ceux-ci permirent aux protestants de s'installer à Stockbridge, et se convertirent au cours du XVIIIe siècle.

Bien qu'ils aient été avec les colons américains lors de la guerre contre les Français, des guerres indiennes et de la guerre d'Indépendance, ils furent expulsés de leur territoire et durent s'installer plus à l'Ouest, d'abord à Stockbridge, dans l'état de New York, vers 1780, puis sur le comté de Shawano , dans le Wisconsin, dans les années 1820-1830. Dans le Wisconsin, ils étaient dans une réserve avec les Munsee, donnant naissance à une communauté indienne nommée Stockbridge-Munsee. Cette réserve est aujourd'hui connue comme la réserve des Indiens Mohicans de la tribu Stockbridge-Munsee.

La première communauté chrétienne indienne en Amérique fut établie par l'église moravienne dans le village mohican de Shekomeko en 1740. Les missionaires moraviens voulaient convertir et intégrer les Indiens dans la communauté américaine. Ils y réussirent si bien, et défendaient les Indiens contre leur exploitation par les Blancs avec tant d'énergie, que le gouvernement arrêta leur action.

La langue Mohican, morte, appartient à la branche orientale des langues algonquiennes.

La nouvelle de James Fenimore Cooper Le Dernier des Mohicans parle d'une tribu Mohican mais inclut certains aspects culturels des Mohegans, une autre tribu algonquienne de l'est du Connecticut. La nouvelle se situe dans la vallée de l'Hudson, pays mohican, mais des patronymes comme Uncas, sont mohegans.
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Les personnes qui ne m'aiment pas ne me dérange pas, si moi je les dérange c'est leur problème !!

Si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient encore bien davantage.

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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 08:16    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

2. Les Sioux



Le mot "sioux" désigne :

un important groupe linguistique du centre et du sud-est de l'Amérique du Nord. Ce groupe est subdivisé en deux sous-groupes, les Catobas aujourd'hui disparus et les Sioux (qui comportent eux-mêmes d'autres subdivisions) ;
un mot d'origine Sauteux qui désigne des tribus Lakota, Nakota et Dakota culturellement très proches. Le mot "sioux" provient de l'expression "nadewisu" qui, dans la langues des Sauteux, signifierait « perfides serpents », mais ce point est incertain et discuté.

Ce terme a été repris par les Français au XVIIe siècle, et ensuite adopté par les Sioux eux-mêmes, mais aujourd'hui ils préfèrent réutiliser leurs noms d'origine en disant je suis lakota, nakota ou dakota. « Nahdossiou » est donc à l'origine un mot péjoratif que les Sauteux utilisèrent pour désigner les peuplades voisines aux Blancs qui s'enquéraient de savoir comment s'appelait cette tribu ; par simplification linguistique il n'en est resté que le mot sioux qui a perdu ce sens péjoratif.

Les Sioux s'appelaient entre eux OCETI SAKOWIN OYATE, « Le Peuple des Sept Feux ». Ce peuple se divisait en trois grands groupes :

1. Les Tetons ou Lakota (Territoire traditionnel Dakota/Wyoming) qui comprennent :

Honkepapa ("Ils campent à l'entrée"). Réserve de Standing Rock (Dakotas du Sud et du Nord)

Oglala ("Ils se dispersent") Réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud)

Brûlés ("Cuisses brûlées"). Réserve de Rosebud et Réserve de Lower Brule (Dakota du Sud)

Minneconjou « Mnikwojupi» ("Ils plantent près de l'eau"). Réserve de Cheyenne River (Dakota du Sud)

Sans-arc ("Sans arc"). Réserve de Cheyenne River (Dakota du Sud)

Chaudière ("Deux fois bouilli"). Réserve de Cheyenne River (Dakota du Sud)

Pied-noir ("Pieds noirs" ou Blackfeet Sioux, à ne pas confondre avec le peuple Blackfoot). Réserve de Cheyenne River (Dakota du Sud).

2. Les Santis ou Dakota (territoire traditionnel Minnesota) qui comprennent :

Sisseton. Réserve Sisseton-Wahpeton (Dakota du Sud)

Wahpeton ("Ils habitent sous les feuilles").

Réserve Sisseton-Wahpeton (Dakota du Sud)

Wahpekute ("Ils chassent sous les feuilles"). Petites réserves du Minnesota

Mdewakanton ("Ils habitent le lac sacré"). Réserves de Devil's Lake (Dakota du Nord et de Prior Lake (Minnesota).

3. Les Yankton ou Nakota (territoire national Dakota) qui comprennent :

Ankton « Iyanktonwan » ("Ils habitent au bout"). Réserve Yankton (akota du Sud)

Assiniboine (apparentés aux Yanktons). Réserve de Fort Peck, Réserve de Fort Belknap (Montana) et Réserves en Alberta (Canada)

Stoney (apparentés aux Yankton). Réserves en Alberta

Yanktonnais « Iyanktonwanna» ("Les petits Yankton"). Réserve de Fort Peck (Montana).

Contacts avec les Européens

Les Français furent les premiers Européens à rencontrer les Sioux, sur la façade occidentale du lac Supérieur, dans les États actuels du Minnesota et du Wisconsin. Les Sauteux, leurs ennemis, les surnommaient Nadowessioux, «les petites vipères», dénomination désobligeante que les Français, alliés des Objiwas, reprirent en l'abrégeant. En fait, les Sioux se nommaient dans leur langue Oceti Sakowin, «le Conseil des Sept feux», en référence à leurs sept divisions politiques. À l'époque des premiers contacts avec les Français, dans les années 1670-1680, les Sioux étaient sédentarisés en gros villages ; ils alternaient la culture du maïs, la cueillette du riz sauvage et la chasse aux bisons, présents alors dans les clairières du Haut-Mississippi. Au cours du XVIIIe siècle, les bandes sioux, probablement chassées par les conflits alors endémiques autour des Grands Lacs et le développement des épidémies qui décimaient les tribus voisines, commencèrent leur migration vers l'Ouest. Ce mouvement au-delà du Mississippi était également motivé par l'abondance du bison et par l'apparition du cheval, venu des plaines du Sud, où les Indiens l'avaient adopté lorsqu'il était apparu avec l'arrivée des Espagnols, au XVIe siècle.

Au cours du XVIIIe siècle, les tribus sioux se constituèrent un véritable «empire» dans l'Ouest en repoussant les Corbeaux (Crows en français en France) vers les Montagnes Rocheuses, et les Panis sur la rivière Platte. Ils apparaissent dans les récits pour la première fois en 1650 dans la région des lacs Milles et Leech à proximité du Mississippi, dans le Minnesota. Les frontières de leur nouveau territoire étant à un jour de marche du lac Supérieur. Sous la pression des tribus Sauxteux (parmi les premiers à obtenir des armes à feu), ils se déplacèrent a nouveau plus à l’ouest, poussant devant eux les Cheyennes, les Omahas, les Corbeaux et d’autres tribus plus petites. Ils envahirent rapidement tout l’ouest et le sud-ouest du pays après l’acquisition de chevaux et de fusils.

Vers 1750, ils traversèrent le Mississippi et envahirent les Collines noires. L'expédition Lewis et Clark, au début du XIXe siècle, permit aux Américains d'approfondir leurs connaissances sur les Sioux. À l'arrivée des colons américains dans les Grandes Plaines, dans les années 1830-1840, les Sioux occupaient ainsi un vaste territoire qui s'étendait depuis le Missouri jusqu'aux monts de la Little Bighorn (les actuels États du Dakota du Nord et du Dakota du Sud), ainsi que sur une partie du Wyoming et du Nebraska. Dans cette conquête, la Confédération sioux s'est alliée avec les Arapahos et les Cheyennes ; cette union, qui perdura tout au long du XIXe siècle, faisait des Sioux la puissance militaire la plus imposante des Plaines du Nord

Noms de lieux dérivés

Deux États des États-Unis, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud portent le nom de la tribu Dakota. Deux autres États ont des noms d'origine sioux : le Minnesota (mni ("eau") et sota ("brumeux/fumeux, pas clair") et le Nebraska dont le nom provient d'un langage proche du Santee, dans lequel mni et blaska ("plat") font référence à la rivière Platte (nom français). Les États du Kansas, de l'Iowa et du Missouri portent les noms de tribus cousines des Sioux, respectivement les Kansa, les Iowa et les Missouri, tout comme les villes Omaha dans le Nebraska et Ponca City dans l'Oklahoma. Ces noms démontrent la large dispersion des peuples sioux dans le Midwest

Plusieurs municipalités du Midwest utilisent le mot sioux dans leur nom : Sioux City et Sioux Center (Iowa) et Sioux Falls (Dakota du Sud) ainsi que les rivières Little Sioux dans l'Iowa et Big Sioux sur la frontière entre l'Iowa et le Dakota du Sud.

Plusieurs villes de moindre importance ainsi que d'autres entités géographiques des Plaines du Nord portent des noms d'origine sioux ou des traductions de noms sioux comme Wasta, Owanka, Oacoma, Hot Springs (Minnelusa), Minnehaha County, Belle Fourche (Mniwasta, ou "Bonne eau"), Inyan Kara etc.
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 08:20    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

3. Les Cheyennes



Les Cheyennes sont une nation amérindienne des Grandes Plaines, proches alliés des Arapahos et généralement alliés des Lakotas (Sioux). Ils sont l'une des plus célèbres et importantes tribus des Plaines. Dans leur langue maternelle, ils se nomment « Tsitsistas ». La nation Cheyenne est composée de l'union de deux tribus, les Tsitsistas et les Sotaae'o. Elle incluait dix bandes, dont les territoires s'étendaient sur l'ensemble des Grandes Plaines, du sud du Colorado aux Black Hills dans le Dakota du Sud. Au début du XIXe siècle, la tribu s'est séparée en deux groupes : celui du sud restant près du fleuve Platte et celui du nord vivant près des Black Hills à proximité des tribus Lakotas.

Les Cheyennes du Montana et de l'Oklahoma parlaient tous deux la langue cheyenne, avec seulement quelques éléments de vocabulaire différenciant les deux groupes. La langue cheyenne est une langue tonale faisant partie du grand groupe des langues algonquiennes

Histoire


En 400 ans, les Cheyennes ont dû s'adapter à quatre modes de vie différents. Premièrement, ils vivaient dans les régions boisées de l'est et étaient un peuple sédentaire et agriculteur, plantant du maïs, des haricots et du riz sauvage. Ensuite ils vécurent dans les actuels Minnesota et Dakota du Sud, où ils continuèrent à cultiver et commencèrent à chasser le bison des Grandes Plaines. Lors de la troisième époque, les Cheyennes abandonnèrent leur style de vie sédentaire et cultivateur pour devenir une tribu des plaines à part entière. La dernière phase est celle de la réserve.

Les guerres indiennes

Lors des Guerres indiennes, les Cheyennes furent les victimes du Massacre de Sand Creek pendant lequel la milice du Colorado tua 150 Cheyennes, dont au moins 50 civils. Tôt le matin du 27 novembre 1868 commença la Bataille de Washita River lorsque le lieutenant-colonel de l'Armée des États-Unis George Armstrong Custer mena la 7ème de cavalerie dans l'attaque d'une bande de Cheyennes coupables de raids dirigés par le chef Black Kettle. 148 Cheyennes furent tués, dont environ 20 femmes et enfants. Les Cheyennes du Nord, et quelques Cheyennes du Sud participèrent à la Bataille de Little Bighorn (25 juin 1876). Avec les Lakotas et une petite bande d'Arapahos, ils annihilèrent George Armstrong Custer et son contingent près de la rivière Little Bighorn. On estime la population du campement des Cheyennes, Lakotas et Arapahos près du lieu de la bataille à environ 10 000 ; ce qui en ferait le plus grand rassemblement amérindien en Amérique du Nord avant la généralisation des réserves.

Après la bataille de Little Bighorn, les tentatives de l'armée étatsunienne de capturer les Cheyennes s'intensifièrent. Un groupe de 972 Cheyennes fut déporté dans les Territoires Indiens de l'Oklahoma en 1877. Là-bas, Les conditions de vie étaient terribles, les Cheyennes du Nord n'étant pas habitués au climat, et bientôt beaucoup furent atteints de malaria. En 1878, les deux principaux chefs, Little Wolf et Morning Star (Dull Knife), réclamèrent la libération des Cheyennes afin qu'il puissent retourner vers le nord. La même année, un groupe d'environ 350 Cheyennes quitta les Territoires Indiens en direction du nord, mené par ces deux chefs. Les soldats de l'armée et des volontaires civils, dont on estime le nombre total à 13 000, furent rapidement à leur poursuite. La bande se sépara rapidement en deux groupes. Le groupe mené par Little Wolf retourna dans le Montana. La bande de Morning Star fut capturée et escortée à Fort Robinson, au Nebraska, où elle fut séquestrée. On leur ordonna de retourner en Oklahoma, ce qu'ils refusèrent promptement et fermement. Les conditions devinrent de plus en plus difficiles à la fin de l'année 1878, et bientôt les Cheyennes furent confinés dans leurs quartiers, sans nourriture, ni eau, ni chauffage.

En janvier 1879, Morning Star et ses compagnons s'évadèrent de Fort Robinson. La plupart furent abattus en s'enfuyant du fort. On estime à 50 le nombre de rescapés, qui rejoignirent les autres Cheyennes du Nord dans le Montana. Grâce à leur détermination et à leur sacrifice, les Cheyennes du Nord ont gagné le droit de demeurer dans le nord près des Black Hills. En 1884, par ordre de l'exécutif, une réserve destinée aux Cheyennes du Nord fut établie dans le sud-est du Montana. Cette réserve fut étendue en 1890, pour s'étendre de la réserve crow à l'ouest à la Tongue River à l'est.
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 08:24    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

Le Dernier des Mohicans (film, 1992)


Pour compléter l'article de gégé

Le dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) est un film américain réalisé par Michael Mann, sorti en 1992, d'après le livre de James Fenimore Cooper

Synopsis

La trame du film se déroule en 1757, en pleine guerre de la Conquête, dans l'état de New York. Sur le continent américain c'est la guerre entre Français, soutenus par les Hurons et Britanniques, aidés des Mohicans, pour le contrôle du territoire.

Nathaniel, européen élevé parmis les Mohicans, sauve avec l'aide de ses père et frère adoptifs, l'officier Duncan Heyward et ses deux protégées, Cora et Alice Munro. Celles-ci devaient en effet rejoindre leur père, commandant du Fort William Henry. Les américains décident alors de les escorter, mais ils se retrouvent dès leur arrivée pris à parti dans ce conflit historique.

Autour du film

Le film de Michael Mann est la neuvième adaptation (cinéma & télévision) du célèbre roman de James Fenimore Cooper publié en 1826. La première date de 1911, et les plus connues sont celles de Clarence Brown et Maurice Tourneur en 1920, celle de George B. Seitz en 1936 et celle de James L. Conway en 1977.

Trevor Jones était à l'origine l'unique compositeur du film. Pourtant, suite à des désaccords avec Michael Mann, il est parti avant même d'avoir fini les musiques du film. Cette tâche fût donc confiée à Randy Edelman. Cette double composition a tout de même été récompensée en étant nominée aux Golden Globes pour la meilleure musique.
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MessagePosté le: Lun 9 Juil 2007 - 16:11    Sujet du message: les grands chefs Indiens d'Amérique. Répondre en citant

Bravo Nanar et Gégé. C'est très interéssant de lire ces articles sur l'histoire des chefs
Indo-Américains. Congratulation .


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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 08:51    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

4. Les Comanches


La Nation Comanche est un groupe amérindien d'environ 10 000 personnes, dont la moitié vit en Oklahoma (ancien Territoire indien) ; le reste se répartit entre le Texas, la Californie et le Nouveau-Mexique.



Nom et langue

Il existe deux explications de l'origine du nom Comanche, qui est une dégénération soit du terme ute komants, qui signifie ceux qui nous combattent toujours, soit de l'espagnol camino ancho, signifiant large piste. Ils étaient également appelés Paducah par les premiers explorateurs français et états-uniens, mais leur propre nom préféré est Numunuh, signifiant le Peuple. Les Comanches parlent une langue uto-aztèque, parfois classifiée comme un dialecte shoshone.

Naissance des tribus Comanches

Les Comanches se sont distingués comme un groupe distinct peu avant 1700, lorsqu'ils se sont détachés des Shoshones vivant le long de la partie supérieure de la Platte River au Wyoming. Ceci coïncide avec leur acquisition du cheval, qui leur a permis une plus grande mobilité dans leur recherche de meilleurs terrains de chasse. Leur migration originale les a menés vers les plaines centrales, d'où ils se déplacèrent vers le sud sur un territoire s'étendant de l'Arkansas River au centre du Texas. Pendant ce temps, leur population augmenta de manière importante grâce à l'abondance de bisons, une affluence de migrants shoshones, et l'adoption d'un nombre significatif de femmes et d'enfants faits prisonniers dans les groupes rivaux. Néanmoins, les Comanches n'ont jamais formé une entité tribale unie, et étaient divisés en une douzaine de groupes autonomes, qui partageaient les mêmes langue et culture, mais qui pourraient s'être battus entre eux aussi souvent qu'ils ont coopéré. Ces groupes étaient très souples, et se sont souvent unis et séparés, selon les circonstances.

Particularité des Comanches

Le cheval a été un élément clé de l'émergence d'une culture comanche spécifique. On a même suggéré que c'est la recherche de nouvelles sources d'approvisionnement en chevaux parmi les colons mexicains du sud (plutôt que la recherche de nouveaux troupeaux de bisons) qui a d'abord mené les Comanches à se séparer des Shoshones. Les Comanches pourraient même avoir été le premier groupe amérindien des Plaines à complètement inclure le cheval dans leur culture, et ont peut-être aussi introduit le cheval auprès des autres peuples des Plaines. Vers le milieu du dix-neuvième siècle, ils fournissaient des chevaux aux commerçants et aux colons français et américains, et ensuite aux migrants traversant leur territoire sur la route de la ruée vers l'or californien. Beaucoup de ces chevaux étaient volés, et les Comanches acquirent bientôt une réputation de formidables voleurs de chevaux et plus tard de bétail. Leurs victimes comprenaient les colons espagnols et américains, ainsi que les autres tribus des Plaines, ce qui menait souvent à la guerre. Ils étaient des adversaires redoutables, qui développèrent des stratégies complètes pour le combat à cheval avec des armes traditionnelles.

Les guerres comanches

- Avec les Apaches et les Espagnols

En fait, la guerre était une part essentielle de la vie des Comanches. Leur émergence au tournant du dix-huitième siècle et leur migration vers le sud les mit en conflit avec les Apaches, qui vivaient déjà dans la région et qui commencèrent à migrer vers le Texas et le Nouveau-Mexique, dominés par les Espagnols. Pour tenter d'empêcher les incursions apaches, les Espagnols leur offrirent de l'aide dans leurs guerres contre les Comanches, mais ces efforts échouèrent la plupart du temps, et les Apaches durent quitter les Plaines du Sud vers le milieu du siècle. À ce moment, les Comanches dominaient l'aire entourant le Texas Panhandle, incluant l'ouest de l'Oklahoma et le nord-est du Nouveau-Mexique

- Avec les colons

Les Comanches maintinrent des relations ambiguës avec les Européens et ensuite les Américains tentant de coloniser leur territoire. Ils étaient appréciés en tant que partenaires commerciaux, mais ils étaient également craints pour leurs raids. De même, les Comanches ont été en guerre à un moment ou à un autre avec chacune des tribus des Grandes Plaines, laissant ainsi la possibilité aux puissances coloniales européennes et aux États-Unis de manipuler politiquement les groupes rivaux. À un moment, Sam Houston, le président de la République du Texas naissante, a failli réussir à signer un traité de paix avec les Comanches, mais ses efforts furent détruits lorsque le pouvoir législatif texan refusa de créer une frontière officielle entre le Texas et le territoire comanche.

Alors que les Comanches parvenaient à maintenir leur indépendance et même à agrandir leur territoire, ils passèrent près de l'annihilation au milieu du dix-neuvième siècle à cause de la vague d'épidémies introduite par les colons blancs. Les épidémies de petite vérole (1817, 1848) et de choléra (1849) coûtèrent très cher en vies humaines aux Comanches, dont la population chuta d'environ 20 000 au milieu du siècle à seulement quelques milliers vers 1870.

Pacification

Les efforts pour déplacer les Comanches dans des réserves commencèrent à la fin des années 1860 avec le Traité de Medicine Lodge (1867), qui leur accordait des églises, des écoles et un revenu annuel en échange d'un vaste morceau de terrain dépassant les 160 000 km². Le gouvernement promit d'arrêter les chasseurs de bisons, qui décimaient les grands troupeaux des Plaines, à condition que les Comanches, avec les Apaches, les Kiowas, les Cheyennes et les Arapahos, s'installent dans une réserve de moins de 13 000 km² de superficie. Pourtant, le gouvernement ne parvint pas à empêcher les chasseurs de bisons de massacrer les troupeaux, ce qui amena les Comanches, menés par Isa-Tai (White Eagle) à attaquer un groupe de chasseurs dans le Texas Panhandle lors de la Bataille de Adobe Walls (1874). L'attaque fut un désastre pour les Comanches, et l'armée fut appelée pour ramener les Comanches restants dans la réserve. En à peine dix ans, les bisons furent sur le point de s'éteindre, mettant fin au mode de vie des Comanches en tant que chasseurs.

Entre-temps, le gouvernement négocia le Jerome Agreement (1892) avec les Comanches, les Kiowas et les Apaches, réduisant encore leur réserve à 1940 km² pour le prix de 308,88 dollars par kilomètre carré. Chaque tribu obtint un territoire correspondant à un lopin de terre de 0,6 km² par membre de la tribu. En 1906, on accorde de nouveaux lopins de terre à tous les enfants nés après le Jerome Agreement, et la terre restante fut ouverte à l'installation des colons.

Les Comanches n'étaient pas préparés à la vie dans un système économique moderne, et beaucoup perdirent ce qu'il restait de leur terre et de leurs possessions. Pendant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de Comanches quittèrent les réserves en Oklahoma à la recherche d'opportunités financières dans les villes de Californie et dans le sud-ouest. Aujourd'hui, ils font partie des peuples amérindiens les mieux éduqués des États-Unis. Près de la moitié de la population comanche habite toujours en Oklahoma, autour de la ville de Lawton. C'est le lieu du pow-wow annuel, lorsque les Comanches de tout le pays se réunissent pour célébrer leur héritage et leur culture.

Code Comanche

À l'instar des Navajos sur le théâtre pacifique, un groupe de soldats d'origine comanche fut employé sur le théâtre européen pendant la Seconde Guerre mondiale pour coder et transmettre des messages de l'armée américaine. Ce qui a été appelé plus tard le code comanche
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 11:54    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

5. Les Cherokee


Les Tchérokîs (ou Cherokees d’après l’orthographe anglaise) sont un peuple d’Amérique du Nord qui habitait dans l’est et le sud-est des États-Unis avant d’être forcé à se déplacer sur le plateau d’Ozark. Ils faisaient partie de l’organisation dite des Cinq tribus civilisées. Les ethnologues estiment qu’il existe aujourd’hui entre 5 et 7 millions de personnes descendant des Cherokee.



Actuellement, les principales communautés sont la Nation Cherokee, l’United Keetoowah Band of Cherokee Indians (Oklahoma) et l’Eastern Band of Cherokee Indians (Caroline du Nord). La tribu est également représentée en Géorgie, en Alabama, en Arkansas, dans le Missouri et dans le Tennessee.

Pour certains, le cœur spirituel de la nation est la Keetoowah Nighthawk Society.

Le nom Cherokee vient de Tsalagi, le nom des Cherokee dans la langue des Creek, et également le nom qu’ils utilisaient eux-mêmes le plus souvent. Tsalagi se prononçait Cha-ra-gi dans un dialecte aujourd’hui disparu. Il s’est ensuite transformé au cours du temps jusqu’à devenir Cherokee. À l’origine, les Cherokee se nommaient Aniyunwiya.

Histoire

De 1736 à 1743, l'Utopiste allemand Christian Priber se rend en territoire cherokee et organise en tant que "premier ministre" la résistance indienne face aux Anglais. A l’époque de la Guerre d’Indépendance, les violations répétées des traités par les colons blancs poussèrent certains Cherokee à quitter la Nation Cherokee. Ces dissidents furent nommés les Chickamauga. Menés par le chef Dragging Canoe, les Chickamauga s’allièrent avec les Shawnee et menèrent des raids contre les établissements des colons, aidés par les Britanniques.

John Ross (Koowescoowe en langue cherokee) fut un des personnages importants dans l’histoire de la tribu cherokee. Son père émigra d’Écosse avant la révolution américaine. Sa mère, également fille d’Écossais, possédait un quart de sang cherokee. John Ross commença sa carrière publique en 1809. Comme l’autorisait la constitution de l’époque, la Nation Cherokee fut créée en 1820, avec des représentants officiels élus. John Ross devint le chef de la tribu en 1828 et le resta jusqu’à sa mort.

Les Cherokee furent déplacés de force de leurs terres ancestrales du nord de la Géorgie et des Carolines vers le Territoire Indien en Oklahoma, principalement à cause de la ruée vers l'or aux environs de Dahlonega dans les années 1830. La déportation du peuple cherokee porte le nom de Piste des Larmes.

Une fois arrivés, les tensions s’aggravèrent et la suspension de la Loi du Sang cherokee fut ignorée. Le 22 juin 1839, après l’ajournement d’une assemblée tribale, plusieurs des plus importants signataires du Traité de New Echota furent assassinés, y compris le rapporteur de la Loi du Sang, Major Ridge, ainsi que John Ridge et Elias Boudinot. Ce fut le début d’une guerre civile de 15 ans parmi les Cherokee. Un des survivants notables fut Stand Watie, qui devint général confédéré pendant la Guerre de Secession. Les Cherokee sont une des Cinq tribus civilisées qui ont signé des traités, et ont été reconnus par les États confédérés d'Amérique.
D’autres Cherokee, dans l’ouest de la Caroline du Nord, servirent au sein de la Thomas' Legion, une unité d’environ 1 100 hommes d’origines cherokee et blanche, combattant principalement en Virginie, où leur réussite fut impressionnante. La Thomas' Legion fut la dernière unité confédérée à se rendre en Caroline du Nord, à Waynesville, le 9 mai 1865.

Avant la guerre de Sécession, les Cherokees, comme d'autres tribus indiennes du sud des États-Unis, avaient des esclaves. Ceux-ci ont été libérés à la fin de la guerre, mais nombre d'entre eux sont alors restés dans les tribus où ils étaient, et certains se sont mariés à des Indiens. Ce sont leurs descendants que les Cherokees veulent exclure en 2007.

Les Cherokee d’Oklahoma perdirent le droit d’élire leur propre chef en 1907 lorsque l’Oklahoma devint un État. Divers dirigeants furent désignés par les présidents jusqu’en 1970 quand les Cherokee récupérèrent le droit d’élire leur gouvernement grâce à un décret du Congrès signé par le président Richard Nixon. W. W. Keeler fut le premier chef élu des Cherokee d’Oklahoma. Il était également président de Phillips Petroleum. Ross Swimmer, Wilma Mankiller, Joe Byrd et actuellement Chad Smith lui succédèrent.

Le 14 juin 2004, le Conseil Tribal de la Nation Cherokee définit officiellement le mariage comme une union entre un homme et une femme, mettant de fait hors la loi le mariage homosexuel. Cette décision répondait à une demande d’union d’un couple lesbien déposée le 13 mai. Le chef Chad Corntassel Smith expliqua que le motif principal de cette décision était d’homogénéiser les lois de la Nation Cherokee et de l’État d’Oklahoma.

Début mars 2007, les Cherokees ont voté en majorité, à 77 %, pour l'expulsion des descendants, notamment métis, d'anciens esclaves Africain-américains de leur nation[1]. Les Cherokees pratiquaient l'esclavage des Noirs avant la guerre de Sécession. Les esclaves ont été affranchis après la guerre et certains ont épousé des Amérindiennes.

Comme toutes les tribus indiennes officiellement reconnues par le gouvernement des États-Unis, les Cherokees bénéficie d'avantages et de subventions, et les critiques ne voient dans ce scrutin qu'une façon d'écarter de ces avantages ceux qui ne sont pas de pur sang indien.

Langue et alphabet

Les Cherokee parlent une langue iroquoienne polysynthétique,le Tsa-la-gi qui s’écrit grâce à un syllabaire inventé par Sequoyah. Pendant des années, beaucoup de gens transcrivaient en alphabet latin ou utilisaient des polices peu adaptées pour écrire le syllabaire sur les outils informatiques. Cependant, après l’ajout récent des syllabes cherokee à Unicode, la langue cherokee est en train de vivre une renaissance de son utilisation sur Internet. Il existe même un Wikipedia en cherokee

Cherokee célèbres

Parmi les Cherokee les plus connus, on peut citer :

Sequoyah a inventé le système d'écriture cherokee. C'est le seul personnage historique à avoir inventé une écriture seul, à la main. Il n'a jamais appris à parler, lire ou écrire en anglais.

Christian Priber, utopiste et aventurier allemand devenu "cherokee" .

Les personnages suivants ont des origines cherokee :

Will Rogers, humoriste.

Wes Studi, acteur.

Chad Corntassel Smith, Wilma Mankiller et Ross Swimmer, hommes politiques.

Jimi Hendrix, guitariste blues-rock, cherokee via sa grand-mère paternelle, Nora Rose Moore.

Johnny Bench, joueur de baseball des Cincinnati Reds de 1967 à 1983.

Oral Roberts, évangéliste pentecôtiste des années 1950 à 1990.

Johnny Depp , acteur.

Meagan Good , actrice.

Cher , Chanteuse et actrice, Cherokee de sa mère
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MessagePosté le: Mar 10 Juil 2007 - 15:00    Sujet du message: Les grands chefs indiens d'Amérique et leurs tribus Répondre en citant

eloquentjoker a écrit:
Marie-France a écrit:
Je lirai tout ça avec grand intérêt.

Aurais-tu trouvé quelque chose sur "Le dernier des Mohicans" ?

Quand j'étais petite fille, je voulais devenir "maîtresse d'école chez les indiens"...


Hello Marie-France

Les Mohicans , encore appelés Mahican au Mahikan sont une tribu d'indiens d'Amérique du Nord.

Ils vivaient près de la basse vallée de l'Hudson au moment de leur rencontre avec les Européens,vers 1609. Durant des décennies, des rivalités avec les Mowaks et les Européens les ont poussés vers l'est du Massachussets et du Connecticut, sur le fleuve Hudson. Un certain nombre s'installa à Stockbridge, dans le Massachussets, créant la communauté des Indiens de Stockbridge. Ceux-ci permirent aux protestants de s'installer à Stockbridge, et se convertirent au cours du XVIIIe siècle.

Bien qu'ils aient été avec les colons américains lors de la guerre contre les Français, des guerres indiennes et de la guerre d'Indépendance, ils furent expulsés de leur territoire et durent s'installer plus à l'Ouest, d'abord à Stockbridge, dans l'état de New York, vers 1780, puis sur le comté de Shawano , dans le Wisconsin, dans les années 1820-1830. Dans le Wisconsin, ils étaient dans une réserve avec les Munsee, donnant naissance à une communauté indienne nommée Stockbridge-Munsee. Cette réserve est aujourd'hui connue comme la réserve des Indiens Mohicans de la tribu Stockbridge-Munsee.

La première communauté chrétienne indienne en Amérique fut établie par l'église moravienne dans le village mohican de Shekomeko en 1740. Les missionaires moraviens voulaient convertir et intégrer les Indiens dans la communauté américaine. Ils y réussirent si bien, et défendaient les Indiens contre leur exploitation par les Blancs avec tant d'énergie, que le gouvernement arrêta leur action.

La langue Mohican, morte, appartient à la branche orientale des langues algonquiennes.

La nouvelle de James Fenimore Cooper Le Dernier des Mohicans parle d'une tribu Mohican mais inclut certains aspects culturels des Mohegans, une autre tribu algonquienne de l'est du Connecticut. La nouvelle se situe dans la vallée de l'Hudson, pays mohican, mais des patronymes comme Uncas, sont mohegans.


J'étais tombée amoureuse d'Uncas... Coeur Désolé Bon... j'avais 10 ans !
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