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Contes et légendes de nos provinces
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Nadette.
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MessagePosté le: Jeu 10 Mai 2007 - 13:47    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Bravo Il est bien joli ce conte Fanfan Bouquet
Quand on veut tout, on finit par ne plus rien avoir....ou pas ce qu'on aurait voulu!
C'est ce qui s'appelle avoir les yeux plus gros que le ventre!! Fête
Merci beaucoup. coeur et rose
ISOUS.

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(Antonio Soler)Nadette
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MessagePosté le: Jeu 10 Mai 2007 - 13:47    Sujet du message: Publicité

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Nadette.
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MessagePosté le: Sam 19 Mai 2007 - 16:57    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant




" CHATTES, CHATS ET CHATONS "

Une vieille fille d'Avignon, dévote à trente-six carats, et faiseuse de patricotages, âgée de cinquante-cinq ans et plus, laide comme le péché, sèche comme un parchemin, plus grincheuse qu'un puits à roue, gourmande comme une chatte et mauvaise comme la gale, avait mille écus de rente, une langue de vipère, des lunettes vertes et quatre gros chats, sans compter deux chattes, dont, sans désemparer, l'une était pleine quand l'autre mettait bas.

Autant il y a de mois dans l'année, autant de fois elle changeait de domestique, la mégère!
Souvent elle en renvoyait deux par mois, et chattes, chats et petits chats en étaient la cause.
Toujours les domestiques avaient tort, et les chats, toujours raison.
Les chats n'étaient pas assez bien servis, les chats dérobaient tout, et il ne fallait point fouetter les chats.

D'où vient donc que la brave Babet est au service de la vieille guenon depuis plus de dix-huit mois, ce qui est, je vous le jure, un beau miracle du Bon Dieu? En voici le pourquoi:

Quand en entrant dans la place, Babet vit que chattes, chats et chatons y étaient plus maîtres que la maîtresse...
- Il faut s'en débarrasser, dit-elle, et que cette vieille peste m'ordonne elle-même de les noyer dans le Rhône.
Ce n'était point petite besogne, vous en conviendrez. Elle en vint néanmoins à bout. C'est à ne pas y croire!

C'était aux environs des Avents. Tous les matins, pendant qu'à la sainte messe la vieille s'endormait sur sa chaise, sa chauffeuse sous les pieds et son chapelet à la main, Babet, au moment où chattes, chats et chattons étaient assis en rond autour de l'âtre, saisissait un nerf de boeuf, faisait le signe de croix: Au nom du Père, et du Fils...et v'lin! Et v'lan sur les bêtes!
Chaque matin, elle se signait, et les faisait déjeuner en leur époussetant ainsi le dos.
dés qu'ils entendaient le Au nom du Père de la servante, les chats se disaient en leur patois:
- Voici l'éclair! Gare le tonnerre!
Et ils partaient le diable au corps.

Lorsque les chats eurent, de cette façon, appris à danser sans autre musique...

- Mademoiselle, dit Babet à sa maîtresse, vite, faites-moi mon compte!
- Que t'arrive-t-il Babet?
- Ah! Si vous saviez!... Ça fait frémir!...Je veux m'en aller.
- Pourquoi veux-tu t'en aller? Tu ne gagnes pas assez toi aussi?
- Vos chats ne sont pas des chats, Mademoiselle...
- Tu dis?
- Vos chats sont des diables faits chats. Il ne leur manque plus des cornes, vous dis-je! Et pour sûr, il va leur en pousser. Même que je les ai vues poindre sur la tête du gros noir!
- Leur en pousser! Es-tu folle?
- Imaginez-vous mademoiselle, que quand je fais le signe de la croix, ainsi que tout bon chrétien doit le faire,os diables de chats ne se possèdent plus, effarés comme des Lucifers qu'ils sont. Seigneur Dieu! O grand saint Michel, prince de Paradis! Qu'arriverait-il si on les aspergeait d'eau bénite?...Mon compte vous dis-je!
- Miséricorde! Serait-ce vrai?
- Vrai comme vous êtes une digne et sainte demoiselle. Tenez, vous allez voir ça.
Babet se signa. Au nom du Père....Les chats pressentirent le nerf de boeuf et il y eut au logis un fameux remue-ménage!
- Jésus! Marie! Joseph! s'écria la vieille, nous sommes tous perdus! Ne m'abandonne pas Babet! Au secours!
Grand Dieu, pardon!
Vite, va les noyer, et que je ne les vois plus dans la maison!

Et Babet, à la nuit tombante, vite alla noyer chattes, chats et chatons.


JOSEPH ROUMANILLE. " Les contes provençaux." 1884.



Bisou

Nadette

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MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2007 - 18:39    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

COMME QUOI ?ON ARRIVES A TOUT AVEC UN PEU DE MENSONGE ET D HYPOCRISIE .PAS TRES MORAL LE CONTE MAIS REJOUISSANT Rieur Rieur Rieur
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MessagePosté le: Dim 17 Juin 2007 - 15:47    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

La chasse, parfois, aidait les familles pauvres à ne pas avoir faim. Mais ce n'était pas sans péril pour les braconniers, la nuit de la Saint-Sylvestre. Celui de cette histoire vivra une étonnante aventure. Car cette nuit-là, les Petits Hommes, qui toute l'année vivent sous terre, ont le droit de sortir depuis le coucher du soleil jusqu'à l'aube ...



Cluzet était tisserand à Saint-Avit. Il travaillait sans cesse, mais était aussi pauvre qu'un furet. Tard le soir, sa petite lampe restait allumée ; tôt le matin, elle l'était encore. Mais rien n'y faisait : il ne pouvait pas nourrir sa femme et ses deux filles.

Aussi devint-il chasseur. Un vrai chasseur, spécialiste des lapins. Il les prenait en toute saison, au lacet, à l'affût, à la fronde et même au plus noir de la nuit, il savait comment mettre la main dessus.
Il y eut très souvent, chez les Cluzet, des lapins en sauce, des lapins rôtis, des lapins en daube ou aux fines herbes. Mais aussi, la femme et les filles du tisserand allaient les vendre à la foire d'Astafort et de Lectoure.
Les nobles et les riches bourgeois, amateurs de bons plats et de gibier, étaient très mécontents et ne cessaient de dénoncer Cluzet aux gendarmes en le traitant de canaille et de braconnier. Mais le tisserand riait de tout cela. Il savait que les juges du tribunal se régalaient avec les lapins qu'il leur offrait. Comment résister à un bon civet et condamner un si brave homme ?

C'était la nuit de la Saint-Sylvestre. Cluzet mangeait la soupe avec les siens, mais il était plutôt triste. Il aurait aimé offrir une belle robe à chacune de ses filles. Il se leva et dit :
- C'est demain le jour des étrennes. Je vais essayer d'attraper plusieurs lapins. Il y en aura pour vous et pour les juges de Lectoure. Je vais donc passer la nuit à l'affût.
Le tisserand prit son fusil, son sac, ses munitions et un croûton frotté avec de l'ail. Il faisait très froid, et les étoiles brillaient dans le ciel noir et sans lune.
Il chercha un bon coin parmi les rochers et, à peine s'était-il installé, qu'il entendit crier sous ses pieds.
- Alors, fainéants ! Dépêchez-vous ! Il faut que tout soit prêt pour minuit !
Plusieurs voix répondirent ensemble :
- Nous y allons, maître. Nous n'avons que la nuit de la Saint-Sylvestre.
Cluzet comprit immédiatement qu'il venait d'entendre les Petits Hommes. Ils se préparaient à leur travail annuel. Il décida donc de regarder ce qui allait se passer.
À l'entrée d'un terrier, il vit le maître des Petits Hommes, un fouet à la main, qui regardait le ciel.
- Dépêchez-vous, fainéants ! Il faut que tout soit rentré avant le lever du soleil.
- Nous y allons, maître. Nous n'avons pour notre travail que la nuit de la Saint-Sylvestre.
Les Petits Hommes sortirent alors des terriers avec des faux, des faucilles, des fléaux pour le blé, des paniers de vendangeurs, des aiguillons pour conduire les boeufs. Bref, tout ce qui est nécessaire pour faire les récoltes et pour mener le bétail.
Les Petits Hommes partis, le maître qui avait depuis longtemps aperçu le tisserand, s'adressa enfin à lui.
- Cluzet, veux-tu gagner un bel écu ?
- Oui, certes, maître des Petits Hommes.
- Alors, tu vas aider mes gens.
Une bonne heure après, les Petits Hommes revenaient de l'on ne savait où, avec des charrettes chargées de foin, de blé, de pommes, de noix et d'amandes. D'autres guidaient des troupeaux de boeufs et de vaches pas plus hauts que des chats, ou d'oies pas plus grosses que des souris.
Cluzet eut fort à faire pour aider les Petits Hommes qui arrivaient de partout avec leurs récoltes.
- Allons, fainéants ! criait le maître. Il faut que tout soit sous terre avant le lever du soleil.
- Nous n'avons que la nuit de la Saint-Sylvestre pour ranger nos récoltes, répondaient des centaines de petites gorges.
Au lever du soleil, tout était effectivement rangé.
- Cluzet, dit le maître au tisserand, voici ton écu. Tu l'as bien gagné. Veux-tu en avoir un autre ?
- Oui, affirma le chasseur.
- Eh bien, donne encore un coup de main à mes gens.
Les Petits Hommes, à cet instant, sortaient du creux des rochers de lourds sacs d'or, pleins de monnaie de France et d'Espagne. Le maître faisait toujours claquer son fouet.
- Dépêchez-vous, criait-il, il faut que cet or voie le jour une fois l'an, sinon il pourrit et il devient tout rouge.
- Nous le faisons, maître. Il faut que cet or voie le jour, le lendemain de la Saint-Sylvestre.
Cluzet avait fort à faire à vider les sacs, répandre le contenu sur le sol pour que le soleil naissant caresse les pièces d'or. Aussitôt après, les Petits Hommes reprenaient l'or, pour l'emporter au plus vite dans les rochers.
Le maître s'approcha de Cluzet et lui remit un nouvel écu.
- Tu l'as bien gagné. Cependant, mes gens sont des riens-qui-vaillent. Par fainéantise, ils ont laissé périr trois quintaux d'or. Le voilà qui est pourri, devenu tout rouge. Allons, un dernier effort, cria-t-il à l'adresse des Petits Hommes, jetez-moi tout cela dehors !
Les Petits Hommes, encore une fois, obéirent. Ils jetèrent dehors trois quintaux d'or rouge, puis ils disparurent avec leur maître dans les terriers. Cluzet, étonné, prit une pièce de France et une pièce d'Espagne, enterra le reste et retourna chez lui.
- Eh bien, mon homme, as-tu fait bonne chasse ?
- Oui, ma femme. J'ai fait bonne chasse.
- Mais je ne vois rien.
- Pas encore. Il me faut aller jusqu'à Agen. Je n'ai même pas le temps de manger et de boire.
Il alla rendre visite à l'orfèvre d'Agen.
- Bonjour, orfèvre. Regarde cet or rouge. Est-il aussi bon que s'il était jaune ?
- Oui, bien sûr. Je peux même te l'acheter dès maintenant.
Une fois l'argent dans sa poche, Cluzet choisit trois belles robes pour sa femme et ses deux filles, puis repartit pour Saint-Avit. En arrivant, le tisserand n'en pouvait plus.
- Femme, vite, de la soupe, la miche et un bon pichet de vin. J'ai faim, j'ai soif.
- Il n'y a pas de lapin, dit la femme désolée.
- Ce n'est pas grave ! affirma Cluzet avec un bon rire.
Il offrit les robes. Puis il alla dormir.

La nuit suivante, il retourna vers les rochers. Il rapporta tout d'abord un bon quintal d'or rouge. Les deux autres nuits, il fit de même. Alors Cluzet dit à sa femme et ses deux filles :
- Voyez, n'avais-je pas raison de dire que j'avais fait une bonne chasse la nuit de la Saint- Sylvestre ? Maintenant, nous sommes riches.
Ils quittèrent Saint-Avit et allèrent plus loin que Moissac, dans le haut Quercy, où le tisserand acheta un grand bois, un moulin à quatre meules, vingt métairies et un beau château où ils vécurent heureux, bien que très jalousés pour leur immense fortune.
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MessagePosté le: Mer 20 Juin 2007 - 18:00    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Maryse bravo!

C'est vraiment un très joli conte coeur et rose

Tu connais l'adresse de ce bois des "Petits hommes"???? Mort de rire

Je vais essayer d'en copier un dés que possible. Je te prèviens à l'avance Chiene qui se marre

Bisous 2

Nadette

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MessagePosté le: Mer 20 Juin 2007 - 18:48    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Nadette. a écrit:
Maryse bravo!

C'est vraiment un très joli conte coeur et rose

Tu connais l'adresse de ce bois des "Petits hommes"???? Mort de rire

Je vais essayer d'en copier un dés que possible. Je te prèviens à l'avance Chiene qui se marre

Bisous 2

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JE suIS née a Agen tu ne crois pas que je vais divulguer cela aussi simplement non? Mort de rire 3 Mort de rire 3 Ange 2 Tire la langue
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 14:35    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant



" PICARD, LE VIEUX CHIEN "


Picard était un vieux chien qui avait perdu toutes se dents en vieillissant et ne pouvait plus mordre.
Un jour sa maîtresse et son maître assis sur le seuil de la porte parlaient de toutes sortes de choses.
Et Picard les écoutait en sommeillant.
À un moment, le maître dit à sa femme:
- Je vais tuer le vieux Picard qui ne nous sert plus à rien.
Mais la femme ne voulut pas. Elle aimait Picard et avait pitié de sa vieillesse.
- Il nous a rendu service pendant quelques années, dit-elle, nous pouvons encore le nourrir, il ne mange que les restes de nos repas.
Le maître repris:
- Si les voleurs viennent, il ne pourra pas aboyer, ni mordre.

En apprenant cela, Picard fut peiné et pensa à son grand ami, le loup du voisinage. Vers le soir il courut au bois et se plaignit amèrement.
- Ne te tourmene plus, cousin, dit le loup. Je t'aiderai. N'aie pas peur. Demain matin ton maître et sa femme iront faner et ils emporteront sûrement leur enfant pour qu'il ne s'ennuie pas tout seul à la maison.
Ils le poseront sur un meule, à l'ombre, et tu te coucheras près de lui, comme pour le garder. C'est alors que j'entrerai en scène...
Je sortirai du bois et je prendrai l'enfant. Toi, tu bondiras pour faire voir que tu veux le sauver et tu le rapporteras à ses parents. Ils croiront que tu l'as sauvé et ils ne te tueront pas...Au contraire, tu seras gâté jusqu'à la fin de tes jours!

Cette proposition plut au chien et il fut fait comme ils avaient convenu.
Le père poussa des cris lorsqu'il vit le loup emporter l'enfant et, quand le vieux Picard le lui rapporta, il caressa le bon chien en disant:
- Ne crains rien, nous te garderons tant que tu vivras, tu seras gâté et tu passeras de bonnes journées.
Le maître dit ensuite à sa femme:
- Maintenant rentre à la maison et prépare une bonne bouillie pour que le bon chien Picard puisse avaler sans mâcher et donne-lui aussi mon oreiller pour se coucher.

De ce jour, le bon Picard eut une vie douce et meilleure. Peu de temps après, le loup lui rendit visite. Il fut ravi d'appendre que tout avait si bien réussi.
- Mais, cousin, dit le loup, j'espère que, en revanche, tu fermeras les yeux si, à l'occasion, je suis tenté par un des moutons gras du patron...Les temps sont durs pour moi et je n'ai rien à manger.

Le soir, au crépuscule, le loup se glissa dans la bergerie pour manger un des moutons gras du paysan.
Mais celui-ci, averti par Picard reconnaissant, l'attendait et lui peigna vigoureusement le dos avec sa fourche!
Si bien que le loup cria, fort en colère:
- Tu me paieras ça, faux chien!!!
Et, déçu, il s'enfuit dans le bois, se jurant quil ne rendrait plus de services pour être si mal récompensé.

coeur et rose Claude Seignolle. Contes populaire de Guyenne. 1946.





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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:03    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Bravo Nadette. Pas très reconnaissant le chien mais le choix pour lui était cornélien. Reconnaissance envers le loup ou le maître là est la question.
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:07    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Ange 2
Avoir la certitude d'une bonne bouffe et d'un bon oreiller tout doux, tout douillet jusqu'à la fin de ses jours....je crois que beaucoup auraient fait le même choix!!
Mort de rire 3

envoi bisous

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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:11    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Nadette. a écrit:
Ange 2
Avoir la certitude d'une bonne bouffe et d'un bon oreiller tout doux, tout douillet jusqu'à la fin de ses jours....je crois que beaucoup auraient fait le même choix!!
Mort de rire 3

envoi bisous


Je pense aussi Ange 2 Mort de rire 3
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:19    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Ce chien est un drôle de faux-cul. Il oublie qu'il doit la vie au loup Furieux  2
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Les personnes qui ne m'aiment pas ne me dérange pas, si moi je les dérange c'est leur problème !!

Si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient encore bien davantage.

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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:37    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant


Gégé Chiene qui se marre

Je reste persuadée - par expérience - que beaucoup de ceux que l'on cotoie, penchent très souvent vers l'option qui les arrange !!

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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:51    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Nadette. a écrit:

Gégé Chiene qui se marre

Je reste persuadée - par expérience - que beaucoup de ceux que l'on cotoie, penchent très souvent vers l'option qui les arrange !!


oui je sais malheureusement mais lorsque l'ont est bénéficiaire d'un service quel qu'il soit, la moindre des choses est de "renvoyer l'ascenseur". C'est d'une correction la plus élémentaire. Je n'ai que du mépris pour les gens qui agissent comme l'a fait ce chien.
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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 15:59    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant


Je suis d'accord avec toi Gérard. Yes

Ce genre de comportement permet de temps en temps, de faire le ménage autour de soi.

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MessagePosté le: Lun 30 Juil 2007 - 18:03    Sujet du message: Contes et légendes de nos provinces Répondre en citant

Très joli conte...eh oui le toutou n'a pas été reconnaissant Désolé ça arrive aussi chez les humains Furieux  2
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Article IV - déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
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