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La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques)

 
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fanfan
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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:19    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

La ville d’Orthez

De la légende à l'histoire


La fondation de la ville serait le résultat de sanglantes querelles entre les dieux. Qu'ils en convoiteraient encore aujourd'hui la possession car elle controle l'accès à un lieu magique qui permettrait aux hommes de devenir immortels.

Orthez apparaît dans l'histoire du Béarn au détour de l'an 1000. Les deux vestiges les plus anciens connus à ce jour sont deux églises du XIe siècle situées à cent mètres l'une de l'autre. Un double noyau urbain (le Bourg-Vieux et le bourg Saint-Pierre) s'est développé autour de chacune d'elles. Le Bourg-vieux, et le premier château, auprès du gué sur la rivière (Gave de Pau) controlait le carrefour de routes menant de l'Atlantique à la méditéranée et de l'Aquitaine à l'Espagne. Il avait une vocation militaire et sera rapidement protégé d'un rempart. Le Bourg Saint-Pierre accueillait un marché où s'écoulait le sel de Salies. Le village était ainsi un lieu de passage obligé. La ville a donc joué le rôle depuis sa création d'un lieu de commerce régional. Disputée entre les Vicomtes de Dax et ceux de Béarn, elle échoit à ces derniers définitivement en 1194. Vers 1250 ils la font fortifier par la construction d'un rempart maçoné, d'un château en pierres et d'un pont fortifié, aux frais de ses habitants. En échange de cette participation financière, le vicomte de Béarn, seigneur de la ville, les autorise à choisir leurs autorités municipales et se voient accorder une relative autonomie. Les vicomtes de Béarn installent leur résidence à Orthez où ils sont plus à même de controler les agissements de la Gascogne anglaise qui ne se trouve qu'à quelques kilomètres. L'aflux de nouveaux habitants entraine de nombreuses constructions d'églises, de couvents, et d'habitations. C'est donc entre 1250 et 1300 qu'Orthez passe du stade de village à celui de ville. Le pont fortifié et d'importants restes du château et des remparts témoignent encore de cette époque.
La ville connaîtra son heure de gloire sous le rêgne de Gaston Fébus, souverain de Béarn. Riche, puissant, entouré de nombreux artistes, habile administrateur de ses territoires, grand chasseur, il n'aura pas de mal à faire belle figure parmis les autres princes européens dont les pays sont tous dévastés par la grande peste et la guerre de cent-ans. Pendant les presque soixante dix ans de son rêgne, la ville recevra la visite de riches seigneurs princes et marchands qui viendront y dépenser leur argent au plus grand profit des commerçants, artisans et paysans locaux. Peu de vestiges restent de cette époque à l'exception d'un morceau d'église, de quelques ouvrages litteraires et d'une vague nostalgie de l'indépendance béarnaise.
En 1460 les institutions judiciaires et administratives sont tranférées à Pau qui est plus centrale. Orthez perd ainsi son statut de capitale du Béarn. Elle restera cependant encore longtemps la plus grande ville de la vicomté
Lors des guerres de religion, les vicomtes de Béarn sont dans le camp des protestants. Une université est fondée à Orthez et des imprimeurs sont incités à s'y installer. Orthez devient un important foyer culturel protestant. Une armée catholique ravage la région et la ville. Puis une armée protestante fait de même à titre de vengeance. Au passage quelques prêtres sont tués et jetés au Gave du haut du pont. Lorsque le vicomte de Béarn devient roi de France (sous le nom d'Henri IV) il emmêne avec lui à Paris de nombreux fidèles dont quelques orthéziens. Les envois financiers de ces expatriés permet la construction d'un certain nombre de belles demeures au pays. Encore de nos jours il reste une très forte communauté protestante qui représente environ 1/4 des habitants de la ville, de douloureux souvenirs de "coups bas" entre croyants de différentes religions et quelques habitations ouvragées dans le style de l'époque.

:pointpart:
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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:19    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:20    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

En 1730 la France et l'Angleterre signent la paix. Les bateaux vont enfin pouvoir naviguer sans craindre les corsaires; rapidement un important commerce maritime se développe sur l'Atlantique. De nombreux produits sont échangés entre les métropoles européennes et leurs colonies aux Amériques ou aux Indes. Tous les ports de la facade Atlantique, de l'Espagne à l'Angleterre, s'enrichissent. Les arrières pays de ces ports récupèrent et transforment les produits arrivés des colonies et vendent leur production locale aux armateurs. Chaque région se spécialise dans un type d'aliments ou de produits pour la marine. De même que les biscuiteries nantaises produisent des biscuits pour marin (qui deviendront le choco-BN), Orthez et sa région vont produire diverses conserves de viandes de canard et de porc (le foie gras, le confit et le jambon salé...) qui seront vendus aux bateaux du port de Bayonne. En échange Orthez se spécialisera dans le traitement des peaux venues d'Amerique. Les orthéziens se sont formidablement enrichis par ce commerce qui, rappelons-le, n'excluait pas le commerce des esclaves. De trés nombreuses maisons jusqu'alors bâties en torchis ont été reconstruites en pierre. Les toits de chaume ont été remplacés par des tuiles plates en terre cuite. Devenues bien plus solides ces maisons ont donc survécu jusqu'à nos jour. Ce sont elles qui donnent ce style si caracteristique au centre ville orthézien. De plus une partie de l'économie orthézienne repose sur des conserveries produisant du jambon dit "de Bayonne", du foie gras et des confits. La ville d'Orthez vit donc encore aujourd'hui très largement sur l'héritage de cette époque.
Hormis une très peu connue bataille entre Wellington et les armées de Napoléon, il s'est passé peu de choses à Orthez entre le XVIII° et le milieu du XX° siècle. Mais en 1954 un important gisement de gaz est découvert à Lacq, à une quinzaine de kilomètres d'Orthez. Une ville nouvelle (Mourenx) est construite autour de l'usine qui va traiter ce gaz. Dans ces grands ensembles d'immeubles préfabriqués seront logés les ouvriers. Les personnels d'encadrement, qui disposent de voitures, préféreront s'installer à Orthez ou ils peuvent trouver magasins, lycées, maternités et bibliothéque municipale. La ville passera en quelques années de 7.000 à 12.000 habitants. De nouveaux quartiers constitués exclusivement de pavillons habités par les cadres des usines de Lacq éclauseront tout autour de la vieille ville.
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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:25    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant


La bataille d'Orthez - 27 février 1814


Après les affrontements autour de Bayonne en 1813, les armées ont pris leur quartier d'hiver et rien ne se passa jusqu'en février 1814 lorsque Wellington décida de tromper Soult sur sa position près de Bayonne.
Le 14, la division Hill passe la Nive et oblige les Français à se retirer au nord vers St Palais. Le général Harispe laissa une garnison à St Jean Pied de Port qui fut alors assiégée par les Espagnols sous le commandement de Espoz-y-Pina, mais qui repassa ensuite la Bidassoa.
Le 23 à 1 h du matin, l'aile gauche des anglais entame sa marche sur Bayonne et pousse les avant postes français devant eux. La traversée de l'Adour sur une flottille de bateaux se déroula le soir, face aux français. La précision du tir d'artillerie anglaise permit de contenir les assauts français contre les passages des anglais sur l'Adour. Le passage de l'Adour par la 1e division anglaise et la cavalerie a pris toute la journée du lendemain, le 24, jusqu'au soir. Le 26, un deuxième pont est établi par les anglais au sud de la ville, ce qui leur ouvre la route vers Bordeaux. Le soir du 27, Bayonne était assiégée par l'armée de John Rope (aile gauche anglaise).
Pendant ce temps, le corps principal de Wellington passe la Gave d'Oloron en plusieurs points. Il pousse les Français hors de leur tête de pont à Peyrehorade qui était défendu par un ancien château flanqué de deux tours massives et commandant les communications dans la région entre la Gave d'Oloron et la Gave de Pau.
Le corps de Soult se trouvait alors isolé sur Bayonne et voyait la route de Bordeaux ouverte aux anglais. Soult resta un temps à St Boes, village culminant sur la grande route de Dax. Cette région est parsemée de collines. La ville d'Orthez est elle-même située en retrait de la Gave de Pau et en haut d'une colline abrupte. Orthez n'avait connu aucun évènement historique majeur
à l'exception des guerres de religion au XVIe siècle. Les Huguenots avaient alors passé la garnison par le fil de l'épée et jeté tous les moines du haut du pont.
Le général Reille composait la droite et le centre français de St Boes à Orthez avec les divisions Taupin, Roquet, et Pain. Le Comte d'Erlon, avec les comtes de Foy et d'Armagnac, formait la gauche de Reille et contrôlait la route de Peyrehorade. La division Villatte et la cavalerie étaient postées auprès du village de Routun sur des collines découvertes : ils contrôlaient ainsi visuellement la droite et la gauche de l'armée française et pouvaient ainsi leur porter un appui éventuel. Le général Harispe contrôlait Orthez et le pont enjambant la Gave de Pau : il y disposa 12 canons. 12 autres canons protégeaient le centre français et la position au delà de St Boes. 16 autres canons étaient en réserve sur la route de Dax.
Le 27 février au matin, Wellington passa plus d'une heure à reconnaître le terrain et la position française, à partir d'un ancien camp romain au dessus d'une colline avoisinante. Cette colline était dégarnie à cette époque, mais à présent est couverte de cultures et d'arbres.
A 9 h, Wellington ordonne l'attaque. A la gauche, les 3e et 6e divisions gagnent progressivement le terrain contre Foy et le pied des collines qu'il contrôlait, mais leur progression est lente du fait de l'escarpement de la position. A la droite, les forces de Lowry Cole attaquent St Boes avec les corps de Ross et les portugais de Vasconcellos : son but est d'ouvrir un passage sur le terrain découvert et ensuite de contourner la droite de Soult. Les engagements dans ce secteur sont féroces et à la baïonnette. Ross (qui devait ensuite tomber à La Nouvelle Orléans) réussi à mener ses forces cinq fois au travers de cette position et cinq fois est obligé de reculer au travers des morts et des mourants à cause des canons français auxquels il se heurte. Le sergent Donaldson, de la brigade des Scots, a ainsi raconté que " les Français ont opposé une résistance obstinée à l'aide d'une canonnade par laquelle beaucoup de nos hommes furent décapités ". La mêlée continue ainsi jusqu'à ce que les colonnes de Taupin arrivent en support aux cris de " Vive l'Empereur " et " Tue ! Tue ! ". Cette action force Cole à reculer des terrains découverts et se retirer sur St Boes. C'est pendant cette retraite que Ross est blessé gravement. Au même moment, une tentative de Picton, au centre, est repoussée par Foy .
Ces opérations initiales durent à peu près trois heures. Soult, confiant dans sa victoire, s'exclame alors " Enfin je le tiens " en parlant de Wellington. Cependant, l'historien Napier note alors qu'un nuage noir se forme au dessus du champ de bataille et déverse un orage d'une violence inouïe. Wellington, remarquant alors la force de la position de St Boes, change de plan. Il demande à la division Arson en réserve de supporter Ross ; il retire sa 7e division ainsi que la cavalerie de Hussey Vivian en direction de la route de Dax et renforce donc cette position. En parallèle, il demande aux 3e et 6e divisions de se jeter sur la gauche française. Enfin, il demande à Colborne, qui dirige l'infanterie légère Oxford, de descendre du camp romain, de traverser les marais afin d'attaquer les flancs de la poussée française qui menaçait la position anglaise sur St Boes. Ces hommes valeureux du 52e traversent les marécages sous le feu français, se jettent ensuite, pleins de boue, sur le flanc français entre Foy et Taupin, déciment un bataillon français sur leur passage en furie, et créent un désordre dans les rangs français. Dans cette attaque furieuse, le général Béchaud est tué et Foy est gravement blessé. Le chaos français se répercute alors sur les forces de Reille qui prennent une nouvelle position en retrait. Le passage derrière St Boes est alors momentanément ouvert et Wellington en profite pour y lancer ses 4e et 7e divisions ainsi que la cavalerie de Vivian et 2 bataillons d'artillerie.
De l'autre cote, les 3e et 6e divisions réussissent enfin à gagner le terrain sur d'Armagnac. Elles établissent alors une batterie d'artillerie sur une éminence qui percent les masses françaises trop agglomérées. Un escadron de chasseurs à cheval fonce, sabre au clair, sur la batterie anglaise, mais s'engage trop loin et se trouve acculé dans un cul-de-sac: hommes et chevaux sont alors décimés par le feu d'artillerie anglais.
Les 3e et 7e divisions avancent alors sur un front anglais à présent unifié aux deux ailes. Soult concentre ses forces sur les collines de la route de Dax, et, avec les divisions Pain, Roquet, Taupin et d'Armagnac, il entreprend de secourir l'infanterie de Foy en désordre. Mais, dans le changement de plan de Wellington, Hill et ses 12000 hommes ont reçu l'ordre de traverser la Gave afin d'empêcher Harispe de tomber sur le flanc de sa 6e division et aussi afin de lancer une attaque finale pour gagner la victoire. Le corps de Hill traverse la Gave au niveau de Souars, occupe les hauteurs au dessus de la rivière et bloque ainsi toute retraite française sur la route de Pau.
Soult s'aperçoit de sa position précaire et ordonne une retraite générale. Ce mouvement est néanmoins hasardeux du fait de la géographie de la contrée. Le progrès de la retraite française se fait donc lentement, pas à pas, en laissant beaucoup de morts de part et d'autre des deux camps. Mais Hill, voyant le mouvement rétrograde des français, fait alors avancer rapidement sa division et parvient à l'éminence opposée à la retraite française. Devant ce danger imminent de voir leur retraite coupée, la retraite française devient plus rapide et confuse. Mais Hill force le pas contre les français. Les français debandent alors en toutes directions, vers la Gave, et vers Sault de Navailles.
Il est alors 15 h. La cavalerie anglaise se mêt à la poursuite des français et le 7e hussard tombe d'abord sur le corps de Harispe. Pendant une des charges, 300 soldats sont sabrés et 2000 jetent leurs armes. Plus loin, le 7e Hussard prend 17 officiers et 700 hommes près de Sault de Navailles. La poursuite continue vers la rivière Luy de Bearn, à 7 km du champ de bataille. Donaldson narre qu' " il y a tant de soldats qui mettent leurs armes au sol qu'il devient difficile de se frayer un passage ".
A la tombée de la nuit, le gros des troupes de Soult réussit cependant à passer la Luy de Bearn. Wellingtona été lui aussi blessé, par balle, au dessus du fessier. Soult continue sa retraite pendant la nuit jusqu'à St Sever, en détruisant tous les ponts derrière lui.
Le lendemain, Wellington continue la poursuite sur trois colonnes. A St Sever, les Français se sont retranchés au delà de la rivière et ont detruit le pont. Soult continue au nord sur l'Adour et envoie le général Clausel dans Aire sur Adour en amont de la rivière, avec ses magasins et son artillerie. Wellington envoie alors Hill, avec ordre de capturer ou détruire ce corps français. Il arrive en vue de Aire le 2 mars à 3 h du matin. Aire est une ville antique qui possède les ruines du château d'Alaric le Wisigoth. Elle se situe sur les flancs d'une colline sur la rive gauche de l'Adour. Les forces de Hill consistent en deux divisions d'infanterie, une brigade de cavalerie, et quelque artillerie à cheval. Clausel l'attend de pied ferme avec les divisions Villate et Harispe ainsi que des pièces de canon en position sur une cote raide et couverte de bois. Sur la gauche, s'étend une plaine où se trouve la route de Pau. Sur la droite, un ravin escarpé empêche tout mouvement en cette direction.
William Stewart, connu sous le sobriquet de Old Grog Willie à cause des rations de rhum qu'il donnait à ses soldats en marche, commence l'attaque sur le flanc droit. Une brigade portugaise commandée par Da Costa attaque le centre. Alors que Stewart gagne le flanc droit, l'attaque de Da Costa est repoussée à la baïonnette au sommet de la colline. Stewart lui envoie alors le 50e Régiment et le 92e Highlander en renfort. Le nouvel assaut repousse les français sur leurs réserves. Harispe est repoussé en désordre vers la rivière, Lees et Villatte au travers de la ville de Aire, qui est ensuite prise par le colonel Cameron et ses Highlanders. Deux généraux français, Dauture et Gasquet, sont blessés. Tous les conscrits d' Harispe jettent leurs armes et retournent dans leurs foyers. Les canons et les magasins sont saisis par Hill.
Par sa vaillante conduite et la discipline imposée à ses soldats à la suite de la prise de Aire, le colonel John Cameron fut honoré par le Roi.
L'armée du maréchal Soult a été battue aux batailles d'Orthez et d'Aire; ses officiers ont perdu confiance, ses conscrits ont fui l'armée, ses vétérans ont été dispersés, et ses magasins ont été capturés. Soult se dirige alors vers Toulouse pour opérer une jonction avec l'armée de Suchet en provenance de Catalogne.
Les pertes en hommes furent, des deux cotés, importantes: 2472 tués ou blessés, 1346 prisonniers du coté français, 1941 tués ou blessés, 79 prisonniers du coté des alliés (Digby Smith)

Le 12 mars, le marshal Beresford et le duc d'Angoulême entrent dans la ville de Bordeaux à la tête des 4e et 7e divisions. L'accueil de la population est très enthousiaste et le drapeau blanc des Bourbons a déjà remplacé le drapeau tricolore. Louis XVIII y est officiellement proclamé Roi de France. Wellington, jugeant que la situation à Bordeaux ne nécessite pas une force importante, rappelle Beresford pour poursuivre les Français sur Toulouse. Georges, le comte de Dalhousie, ainsi que 5000 hommes restent sur Bordeaux.



À Orthez, Le Vieux-Pont, qui couvrait l'entrée de la ville lors des combats du 27 février 1814, existe toujours. À la sortie de la ville, sur la droite de la route qui mène à Dax, un monument rappelle les évènements. Plus loin (3 km environ), au croisement des départementales 947 et 46, monument érigé à l'emplacement où le général Foy fut blessé.

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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:31    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

Capitale du Béarn pendant deux siècles à la suite de Morlaàs et avant Pau, Orthez doit beaucoup à son bâtisseur Gaston VII de Moncade.

Fortement secouée par les brèves mais sanglantes guerres de religion en 1569, déchue de son titre de capitale, mais dotée d’une université protestante, elle reste cependant une des villes les plus importantes du Béarn, Etat indépendant jusqu’en 1620.

Le 27 février 1814 voit la bataille d’Orthez avec la victoire des troupes anglo-portugaises du duc de Wellington sur l’armée napoléonienne de Maréchal Soult.

La Vicomté et Abbaye Noble d’Orthez

Hector de Pardiac dans son étude Notes historiques sur les origines, parentés, alliances de la Vicomté et Abbaye Noble d’Orthez, Pau, s. d. (vers 1980) complétant l’étude du comte de Puymège, conseiller-généalogique auprès du ministère de la Justice sur La Vicomté et Abbaye noble d’Orthez , nous donne les renseignements suivants sur le dévolution de cette abbaye noble d’Orthez.
Cette Abbaye Noble, qui eut, du Moyen Âge jusqu’aux guerres de Religion, comme seigneurs les Vicomtes de Béarn, dont les noms suivent, semble d’après les documents cités par ces auteurs, avoir été sécularisée par Jeanne d’Albret et donné en seigneurie à Adrien d’Asprémont puis érigée en Terre Noble, avec le titre de Vicomte de l’abbaye noble d’Orthez. Remarquons que déjà au quatorzième siècle des membres de la famille d’Aspremont sont qualifiés de "vicomte d’Orthez", ce titre doit donc correspondre à celui de "vidame" que l’on rencontre dans d’autres régions, la ville d’Orthez, capitale de la vicomté de Béarn, n’ayant jamais été en soi une vicomté.
Cette seigneurie abbatiale d’Orthez fut depuis 1214 l’apanage de sept maisons distinctes mais apparentées par mariage.

Ce furent les Maisons :

1) de Béarn (1090).

Au début de la féodalité Orthez était un apanage de la maison souveraine de Béarn. Centulus, prince de Gascogne, devint vicomte de Béarn. Son descendant Gaston V participa en 1096 à la croisade avec Godefroy de Bouillon. Son arrière-petite-fille Marie épousa Guillaume de Moncade.

2) de Moncade (1130).
Cette Maison de Moncade, devenue seigneur d’Orthez, était la première des neufs baronnies de Catalogne et est l’une des plus illustres d’Espagne. Gaston de Moncade, fils de Guillaume et de Marie de Béarn, seigneur souverain d’Orthez, est celui qui construisit le fameux château-fort, dont les ruines sont toujours impressionnantes, et fit d’Orthez la capitale du Béarn. Sa descendante Marguerite de Moncade épousa Roger-Bernard III, comte de Foix, faisant entrer la seigneurie d’Orthez dans cette Maison.

3) de Foix (1300).
La Maison de Foix est issue des comtes de Carcassonne. Leur descendant le fameux Gaston-Phébus, comte de Foix, vicomte de Béarn et seigneur d’Orthez épousa Agnès de Navarre. Le cousin germain de Gaston-Phébus, Roger-Bernard de Foix, vicomte de Castelbon épousa Giraude de Navailles et fut père d’Isabelle de Foix qui épousa Archambault de Grailly.

4) de Foix-Grailly (1400).
Archambault de Grailly, vicomte de Bénauge, de Castillon, captal de Buch, chevalier de la Jarretière, épousa en 1400 au château d’Orthez, Isabelle de Foix. Archambault de Grailly devint par son mariage "comte de Foix, vicomte de Béarn, seigneur d’Orthez".

5) d’Albret (1484).
Leur descendante Catherine de Foix-Grailly, reine de Navarre épousa en 1484 Jean II, sire d’Albret, faisant entrer la seigneurie d’Orthez en cette maison.

6) d’Asprémont (1527).
Avec les guerres de religion, nous voyons la seigneurie abbatiale d’Orthez changer de statut, se séculariser et devenir une Terre Noble. En 1527, nous voyons ainsi cette seigneurie abbatiale d’Orthez être donnée à Adrien d’Asprémont, gouverneur de Bayonne. Nous voyons en effet à cette époque diverses généalogies donner à cette Maison le titre de Vicomte d’Orthez qui semble être assis uniquement sur cette seigneurie abbatiale et qu’il ne faut pas confondre ni avec le titre de vicomte de Béarn ni à une éventuelle vicomté de la ville d’Orthez.
Cette famille d’Asprémont est issue des vicomtes de Dax, rameau des ducs de Gascogne. Arnaud, vicomte de Dax, mort vers 1050, donna en apanage à son cadet les fiefs d’Asprémont, Mont-Réal et Peyrehorade. Ce fut son descendant Antoine, vicomte d’Asprémont, chevalier, conseiller d’État du Royaume de Navarre, vice-sénéchal de Béarn qui eut pour fille Jeanne d’Asprémont qui épousa en 1548, à Pau, Adrien-Arnaud de Gachassin, capitaine des milices d’Albret.

7) de Gachassin (1555).
(Le nom est écrit parfois Gachissan, Gaichaissin, Gachachan, etc.) Par lettres-patentes d’Antoine et de Jeanne, roi et reine de Navarre, datée de Pau le 30 novembre 1555 (Archives des Basses Pyrénées - B.670 - F. 253.8595), nous apprenons que « la Maison Abbatiale d’Orthez ainsi que d’autres Fonds assis tant dans la dite ville qu’au Terroir de Castebarbes, ont été érigées en Terre Noble en faveur d’Adrien-Arnaud de Gachassin, capitaine des Milices d’Albret, fils légitime d’Arnaudet et de Marie Bescat du pays d’Armagnac, époux de Jeanne d’Asprémont fille légitimisée du Seigneur de Mont-Réal, Conseiller d’État en notre Parlement de Navarre, en récompense de ses services sous les ordres de Bernard d’Arros, Lieutenant Général de notre Royaume de Navarre et Souveraineté de Béarn. ».
Cette famille noble de Gachassin, citée déjà en 1385 dans le dénombrement des maisons nobles fait par Gaston-Phébus, est une des plus anciennes du Béarn.
Adrien-Arnaud de Gachassin, seigneur de Mencor, capitaine des Milices d’Albret épousa Jeanne d’Asprémont. Il eut deux fils, l’ainé Paul-Antoine est l’auteur de la branche des Gachassin d’Asprémont qui s’éteignit en 1708 avec Dominique de Gachassin d’Asprémont, vicomte d’Orthez, époux de Miramonde de Mont-Réal.
Le cadet Jean de Gachassin, épousa Marguerite de la Fite. Suite à l’extinction de la branche aînée, leur descendant direct, noble Bernard de Gachassin de La Fite, magistrat, chevalier de l’Ordre Romain de l’Éperon d’Or et de Saint-Silvestre, né vers 1717 en la paroisse de Lies, devint vicomte d’Orthez. Par lettres-patentes du mois de mai 1737, noble Bernard de Gachassin de La Fite, comme membre de la noblesse pour la terre noble de Lescar, fut admis aux États de Béarn qui étaient sous la présidence du duc de Gramont, gouverneur général de Navarre et de Béarn. Noble Bernard de Gachassin de La Fite, épousa, en secondes noces, Madeleine Dussaud, fille de François, magistrat, et d’Élisabeth Antonne. Il mourut le 28 thermidor an V (18 août 1797). Après la Révolution, Bernard de Gachassin de La Fite, ses enfants et leurs descendants furent appelés « citoyens Gachassin-Lafite ».
Jean-Baptiste de Gachassin de La Fite, fils de Bernard et Madeleine Dussaud, né à Vayres, le 30 octobre 1758, épousa le 1er septembre 1789, Marie Gerbaud de Sallebeuf, fille de Jean Gerbaud de Sallebeuf, magistrat, chevalier de Saint-Louis. Il mourut le 30 octobre 1842, en son domaine de Nioton, près de Vayres. Il avait été enseigne au régiment des mousquetaires et en 1776, servit au régiment « Royal Navare » et fut fait chevalier de l’Ordre Royal en 1775.
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Les châteaux vicomtaux

Le pays d’Orthe a formé, dès le XIe siècle, une vicomte placée sous la suzeraineté des ducs de Gascogne et de leurs successeurs, ducs d’Aquitaine, rois-ducs anglais, et enfin rois de France.
La puissante famille des vicomtes d’Orthe, qui prend le surnom d’Aspremont, tiré de leur principale forteresse, est traditionnellement présentée comme une branche cadette de celle des vicomtes de Dax. Ils possédaient la vicomte d’Orthe ainsi que les baronnies de Cauneille et d’Oeyregave avec, à une époque reculée, les châteaux de St-Cricq-du-Gave et de Pouillon, et ils étaient les protecteurs des abbayes de Cagnotte et de Sorde.
Fait exceptionnel, c’est la même famille qui, se succédant de père en fils, est à la tête de la région du XIe au XVIIIe siècle, avec de brillantes alliances, en particulier au sein même de la famille royale. Ainsi, le vicomte Loup-Garcie épouse Adélaïde d’Anjou, nièce d’Henri II Plantagenêt, le vicomte Loup-Raymond épouse Aumus de Cognac, petite-fille du roi Richard " Cœur de Lion ", enfin Louis Ier épouse Isabeau de Lancastre-Somerset, cousine du roi d’Angleterre. Cette véritable dynastie s’est fondue au tournant des XVIIIe et XIXe siècles dans celle des Caupenne, toujours représentée.
Le berceau de la vicomté est certainement à Orthevielle, plus précisément à la caverie de Montgaillard. Un premier indice est fourni bien sûr par l’étymologie : "Orthe-vielle", c’est la villa d’Orthe, au sens médiéval du terme, c’est à dire le domaine, l’équivalant laïc de la paroisse.Un passage du "Livre des gloires et illustremens de la très magnificime dynastie d’Aspremont ", dont un extrait est conservé dans les archives de la Société de Borda, mentionne en ce lieu un "anticque palais romain", qui aurait donc précédé la forteresse d’Aspremont à Peyrehorade. Si une villa gallo-romaine a bien été découverte à Pardies, sur le territoire de Peyrehorade, rien n’a encore été trouvé à Orthevielle. Ce "castrum" fortifié n’est plus cité après le XIIIe siècle.
A une date incertaine (peut-être dès le XIe siècle), pour des raisons qui tiennent autant à la stratégie militaire qu’à l’expression d’une puissance et d’une domination féodale, les vicomtes érigent une forteresse sur la colline d’Aspremont, qui domine les Gaves de plus de 70 mètres. En voici une description de la fin du XIVe siècle : "[C’est un] bien biau gros et grand chastel et très fort et large et puissant avec moultes hautes et solides murailles et tours, puisards, cours, bastimens de toutes sortes, domjons quy y sont deux et fossés en forme de baratre, quy est assis à Vacrin dune montaigne forte et asprée [insistons sur ce qualificatif qui signifie élevée et qui a donné son nom à la colline, au château et enfin à la dynastie] avec large et profonde vue et dominance".
En 1981, dans le bulletin de la Société de Borda, Richard Bavoillot a reconstitué l’histoire de ce château : L’ensemble de la forteresse s’étendait sur une plate-forme de 140 m sur 160 et était bordée de barbacanes, accueillant fêtes et tournois, et en particulier la visite de la Cour de France en 1565 ; on trouvait une lice abritant l’église du château, construite vers 1200, ainsi que des fossés et des murailles. On y voyait également, d’après une description du XVIe siècle, des jardins, un verger, des étables, des granges à foin, des porcheries, une forge, des lavoirs, un chenil, une volière, une fauconnerie et un "parc avec une ménagerie de bêtes féroces et rares comme une panthère, un lion d’Affrique, une tigresse", enfin un enclos pour les cerfs et autres grands gibiers domestiqués. Dans la partie la plus élevée se trouve encore ce qui constituait le cœur du dispositif, une motte de terre qui s’élevait à l’origine à une quinzaine de mètres de hauteur et qui, dès le XIe siècle, était surmontée d’une tour appelée "Tour d’En Garsie", dénomination qui rappelait le vicomte Garcie (3e quart du XIe siècle ?), son probable constructeur.
A la fin du XIIIe siècle un donjon de pierre d’une hauteur de plus de 30 m vient remplacer la tour primitive. Plus à l’ouest, le donjon central, dont les ruines se voient encore aujourd’hui, semble avoir été construit en 1250 par la vicomtesse régente Aumus de Cognac, dans le contexte d’une lutte entre les vicomtes d’Orthe et la maison de Béarn, son puissant voisin méridional. Doté d’un éperon impressionnant et de murs de 2 mètres d’épaisseur, il semble avoir eu pour modèle le donjon dit "de Moncade" à Orthez, construit peu de temps auparavant par le vicomte Gaston VII de Béarn. Cette austère construction fut aménagée, au XVe siècle, en logis plus agréable, avec de grandes ouvertures et de belles cheminées. Chaque salle mesurait 72 m2. Le premier étage accueillait la chambre du vicomte, le second peut-être une chapelle, enfin le dernier étage était réservé aux archives et au trésor. Les sous-sols, quant à eux, étaient affectés aux cachots et à la garde du vicomte, et il faut ici citer à nouveau le "Livre des gloires..." : "[Cette forteresse] possède toutefois, et malgré la juste fierté qu’en retirent les gens, une fort mauvaise célébrité car dans le dessous du donjon neuf il y a les prisons les plus affreuses qui soient. Il faut dire qu’elles ne servent avec leurs cachots que pour les grands criminels. Les auteurs des menus larcins sont mis dans les prisons de la ville, lesquelles sont tout à fait convenables".
Le château est à la fois symbole de pouvoir, lieu où se rend la justice (moyenne et basse pour les vicomtes, parfois haute, ce qui n’était pas sans provoquer des conflits avec Dax), mais aussi lieu de refuge pour les populations en cas de menace et entité économique. Les origines du château de plaine des vicomtes, dit "de Montréal", sont difficiles à déterminer. Ce qui est certain, c’est qu’il est lié au développement de la ville de Peyrehorade et, peut-être, au contrôle du franchissement des Gaves réunis.
En effet, à l’instar de nombreux autres seigneurs, le vicomte Arnaud-Raymond III a implanté, vers 1200, une "ville-neuve" au pied du château d’Aspremont, et ceci dans le but d’y attirer des habitants et d’y développer le commer- ce, source de revenus grâce aux divers péages et taxes. Des foires sont établies dès 1358 ce qui témoigne de la réussite de l’entreprise des vicomtes, stimulée par la situation de Peyrehorade, au carrefour de la route commerciale du piémont pyrénéen par les Gaves en direction de Bayonne d’une part et du chemin de Compostelle, à proximité du franchissement des rivières à Cauneille en direction de Sorde-l’Abbaye. Un port, aujourd’hui comblé, accueille les bateaux.
Une salle vicomtale est établie dès le XIIIe siècle dans un des angles de l’enceinte de Peyre- horade. La "Petra Forata", c’est-à-dire la roche percée, serait celle sur laquelle fut bâti, avant le XVe siècle, le château dit "de Montréal". Celui que l’on peut voir actuellement date, dans ses parties basses, de la deuxième moitié du XVIe siècle et a été construit par le vicomte Pierre. Au XVIIIe siècle, il est agréablement aménagé par la vicomtesse Luce-Antoinette (vicomtesse en 1772) et par son époux Jean, comte de Montréal et Troisvilles, marquis de Moneins, vicomte de Tardets, baron de Montory et Beyrie, qui donna au château le nom sous lequel il est actuellement connu. On lui adjoint alors des ailes, des pavillons, des cours, des écuries, une orangerie, etc. L’église de la ville de Peyrehorade, devenue ensuite paroissiale, dédiée à Sainte-Catherine, lui était accolée. Saisi à la Révolution Française pour cause d’émigration, rendu à ses propriétaires à la Restauration, le château est aujourd’hui utilisé par la mairie de Peyrehorade qui lui a redonné une partie de son lustre d’antan.
Il est à noter que les vicomtes possédaient également un château à Cauneille, reconstruit à la fin du XIIIe siècle par le vicomte Arnaud-Raymond III, situé à proximité de l’église, mais aujourd’hui complètement disparu.
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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 09:43    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

Implantée au pied des Pyrénées, au carrefour de la chalosse landaise, du Pays Basque et de la Bigorre, la Communauté de Communes du Canton d’Orthez est l’escale obligatoire en Béarn entre le littoral atlantique et la montagne, le point de départ de toutes les escapades et découvertes.

La ville centre d’Orthez s’enorgueillit d’un prestigieux passé historique : ancienne capitale du Béarn, elle a connu grandeur et prospérité sous les princes de Béarn-Foix. Sa devise « Toquoy si gaouses », « touches-y si tu oses ». La cité offre des richesses patrimoniales exceptionnelles, à découvrir au fil des ruelles. Du Château de Moncade qui servit de cadre à la cour fastueuse de Gaston Fébus au XIVème siècle et qui domine la ville, en passant par la maison royale de Jeanne d’Albret (mère du Roi Henri IV) jusqu’au Pont-Vieux fortifié du XIIIème siècle qui enjambe le Gave de Pau, la veille cité n’en finit plus de surprendre...
La Communauté de Communes du Canton d’Orthez propose un tourisme essentiellement patrimonial, culturel (Musée du château de Moncade, Musée Jeanne d’Albret Histoire du Protestantisme béarnais, Maison du Poète Francis Jammes) et de loisirs aquatiques (Base de Loisirs avec plage, aqualudisme, et ski nautique, parcours en eaux vives sur le Gave -canoë-kayak-, Lac du Grec –pêche et promenade-).
La voie de Vezelay du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle traverse le territoire de Sault-de-Navailles à Lanneplàa. Les pèlerins sont accueillis à Sault-de-Navailles au monastère de la Visitation. A Orthez deux haltes ont été aménagées à l’Hôtel de la lune (qui recevait les hôtes et les routiers au Moyen-Age) et au Camping de la Source pour le pèlerin à vélo.
Egalement Pays de Randonnées, de nombreux sentiers ont été tracés sur tout le canton dans un cadre de paysages verdoyants et qui offrent des points de vues remarquables sur la chaîne des Pyrénées.
Avec une gastronomie riche et variée (foie gras, canards gras, salaisons, vins AOC, jurançon…) et par la richesse de son programme d’animations (Férias d’Orthez, fêtes patronales, Festival Jazz, festival Rock Progressif, Semaine du Livre, Semaine Jacquaire, Foire d’Automne, marchés…) la Communauté de Communes du Canton d’Orthez est un terroir où il fait bon vivre.

La Communauté de Communes fait aujourd’hui du tourisme une priorité de développement au travers de plusieurs projets comme par exemple “Orthez, cité du Livre” ainsi que des procédures de labellisation en cours (“Pôle Touristique Rural” sur le Béarn des Gaves, “Pays d’Art et d’Histoire”, Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager…).


La devise de Orthez (devise ancienne):
TOQUE Y SI GAUSES – Touche-moi, si tu oses !

Les armes de Orthez
d'azur, au pont d'argent à trois arches et à la tour du même accostée de deux clefs d'or adossées, le panneton en haut

Historique de la devise de Orthez
Cette devise (en idiome béarnais) était celle des Gaston de Foix, souverains du Béarn depuis 1286, par suite du mariage de la fille de Gaston VII de Béarn-Moncade, la princesse Marguerite, avec Roger-Bernard de Foix qui succéda à son beau-père.
C'est ce qui explique que cette devise est aussi celle de la ville de Foix, berceau de ces seigneurs.
Les souverains du Béarn habitaient à Orthez avant d'avoir bâti leur château de Pau ; c'était à Orthez que se conservait leur trésor : celui de Gaston Phoebus, comte de Foix, était considérable. (Note de M. Gaston du Breuille, 1896 et 1911.) Au moyen âge, les comtes de Foix ne faisaient pas usage de cette devise qui était simplement leur cri de défi ; elle leur a été donnée dans un temps relativement moderne.
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MessagePosté le: Mer 23 Jan 2008 - 10:38    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

Hello très intéressant Bisou et en plus je connais, donc vais mieux connaitre Bravo Cool
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MessagePosté le: Mer 30 Jan 2008 - 12:09    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant




ancienne carte postale d'Orthez
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MessagePosté le: Mer 30 Jan 2008 - 14:26    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) Répondre en citant

C'est la poste d'Orthez et elle n'a pas changé !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:20    Sujet du message: La ville d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques)

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