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Abraham Lincoln (1809 - 1865)

 
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Eilahtan
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MessagePosté le: Dim 1 Mar 2009 - 11:47    Sujet du message: Abraham Lincoln (1809 - 1865) Répondre en citant

"Si la postérité ne devait conserver du XIXe siècle que le souvenir d'un seul homme, il serait juste que ce soit celui-là. Lincoln n'eut jamais le souci d'embellir sa vie et ses actes. Les faits parlent d'eux-mêmes".
James Day (University of South Carolina) -

Une vie de droiture

Abraham Lincoln naît dans une cabane en rondins («log-cabin»), au Kentucky, en 1809, dans un ménage de bûcherons illettrés. Grand et vigoureux, il manie très tôt la hache. Très jeune, il voit mourir sa mère et son frère. Son père se remarie avec une veuve qui donnera au jeune «Abe» l'affection maternelle indispensable.

Malgré les difficultés et les malheurs familiaux, le jeune homme apprend tant bien que mal à lire et satisfait son goût irrépressible pour l'étude et le droit. À 20 ans, le jeune homme voyage pour la première fois. Sur un bateau à aubes, il descend le Mississipi jusqu'à la Nouvelle-Orléans, ce qui lui donne l'occasion de découvrir la triste réalité de l'esclavage.

En 1834, il se met à l'étude du droit. Il s'établit à Springfield, une petite ville dynamique qui deviendra la capitale administrative de l'État d'Illinois, et y devient le modèle de l'avocat intègre et compatissant.

Plutôt laid de visage, très grand (1,92 mètre) et maigre, mais doté d'une voix envoûtante, Abraham Lincoln s'exprime avec des mots compréhensibles de tous et un raisonnement d'une très haute tenue. Cela lui vaut d'être élu le 4 août 1834 au Congrès de l'Illinois dans les rangs des whigs (libéraux), un parti qui s'oppose au parti démocrate du président Andrew Jackson.

Le 3 août 1846, il est élu au Congrès fédéral de Washington. Manifestant courageusement ses réticences à l'égard de la guerre contre le Mexique en 1847, qu'il juge immorale, il doit renoncer à se représenter devant ses électeurs, outrés par ses prises de position, et retrouve sans regret son cabinet d'avocat.


La question de l'esclavage


Cependant, la publication en 1851-1852 du roman Uncle Tom's Cabin (La Case de l'Oncle Tom) relance le débat sur l'esclavage aux États-Unis, que l'on désigne pudiquement comme l'«institution particulière».

Trois courants principaux s'opposent sur cette question :


- Une bonne partie des électeurs du Sud (mais pas tous, loin de là) sont partisans du maintien de l'esclavage dans les États où il existe déjà et surtout de la possibilité de l'étendre aux nouveaux États qui se créent sur le front pionnier de l'ouest, la Frontière.

- À l'opposé, les abolitionnistes réclament la mise hors-la-loi de l'esclavage par une disposition fédérale, sans délai et sans exception. Mais les Sudistes, dont l'activité économique est étroitement liée à l'«institution particulière», ont prévenu que cette abolition, si elle venait à être décidée, les amènerait à faire sécession à quelque prix que ce soit !

- Entre les deux figurent ceux qui, comme Lincoln, jugent l'esclavage moralement intolérable mais constitutionnellement inattaquable. La Constitution de 1787 garantit en effet l'autonomie des différents États et ne permet pas à l'État fédéral d'intervenir sur la question de l'esclavage comme sur toute autre question relevant des relations entre les citoyens. Mettre en cause la Constitution reviendrait à briser le lien fédéral et donc les États-Unis eux-mêmes.

Lincoln en est conscient. Il exclut de forcer les États esclavagistes et place tout son espoir dans une progressive déliquescence de l'esclavage, de plus en plus réprouvé dans tout l'Occident et jusque dans les États cotonniers. Pour cela, il importe au premier chef qu'il ne s'étende pas à de nouveaux États, auquel cas il gagnerait à l'Ouest ce qu'il perdrait au Sud !

Justement, le 30 mai 1854, le bill Kansas-Nebraska du sénateur démocrate Stephen Douglas autorise les électeurs de ces territoires, en voie de devenir de nouveaux États, à choisir leur futur statut d'État libre ou esclavagiste. La décision contrevient au «compromis du Missouri» qui avait établi en 1820 que les nouveaux États seraient obligatoirement libres au nord de la Mason & Dixon Line et esclavagistes au sud.

Sous le coup de l'indignation, Lincoln, devenu un avocat de renom, n'en délaisse pas moins son cabinet et retourne à la politique. Il combat avec vigueur Stephen Douglas. Le débat fait rage au sein même de son parti, le parti whig. Il s'ensuit une scission et la naissance, à Philadelphie, le 14 juin 1856, d'un nouveau parti, le parti républicain, partisan de contenir l'esclavagisme. Lincoln en devient un peu plus tard le chef de file dans l'Illinois.

Le 6 mars 1857, l'arrêt Dred Scott autorise la poursuite des esclaves en fuite jusque dans les États libres. Lincoln se présente sans succès au Sénat contre Douglas, mais il impose à ce dernier une série de débats contradictoires à travers l'Illinois et, par une interpellation habile qui met le doigt sur les contradictions de la jurisprudence («Malgré l'arrêt Dred Scott, un État ou un territoire peut-il interdire l'esclavage ?»), le grille auprès des Sudistes.

Pour l'élection présidentielle de 1860, les démocrates se divisent sur la question de l'esclavage : les partisans du droit des États à choisir leur régime accordent leur confiance à Stephen Douglas, cependant que les esclavagistes durs, en particulier dans le Sud, préfèrent un autre candidat, moins prestigieux.

Les républicains choisissent Lincoln, qui, grâce à la division des adversaires, est élu le 6 novembre avec seulement 40% des voix !


La guerre du droit et de l'unité

La Caroline du Sud décide dès le 20 décembre de faire sécession. Elle est imitée par dix autres États qui veulent préserver l'esclavage et plus encore leur civilisation agraire et aristocratique que menace l'affairisme des industriels du Nord.


Abraham Lincoln veut plus que tout préserver l'unité du pays. Dans son discours d'investiture, le 4 mars 1861, il propose au Sud de conserver l'esclavage sous certaines conditions. Il tient à rappeler qu'il est attaché au maintien de la Fédération plus encore qu'à l'abolition de l'esclavage et assure les Sudistes qu'ils pourront maintenir l'esclavage là où il est déjà autorisé. Sur cette question, il fait même figure de modéré et doit subir les critiques des abolitionnistes radicaux, nombreux au Nord. Mais les Sudistes ne sont pas disposés à lui faire confiance et rejettent son ouverture.

La guerre de Sécession entre le Nord et le Sud (Civil War en anglais) devient dès lors quasiment inévitable. Dès le début du conflit, le président Lincoln prend des mesures énergiques. Il ne craint pas de faire emprisonner des milliers de suspects sans jugement.

Une première série de défaites dissuade Lincoln de se prononcer officiellement sur l'avenir de l'esclavage car une déclaration prématurée pourrait être perçue comme un acte de désespoir et se révéler contre-productive. L'occasion se présente enfin avec la victoire nordiste d'Antietam. Lincoln se rend sur place et presse le général McClelland de poursuivre les Sudistes du général Lee. Cinq jours plus tard, le 22 septembre 1862, il proclame avec solennité que l'Union rejette l'esclavage.


Hérodote.net



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Nathalie



La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
Article IV - déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789
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MessagePosté le: Dim 1 Mar 2009 - 11:47    Sujet du message: Publicité

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