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Léon Degrelle – Biographie

 
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Bernard
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MessagePosté le: Jeu 5 Mar 2009 - 14:31    Sujet du message: Léon Degrelle – Biographie Répondre en citant

Léon Degrelle – Biographie


Léon Joseph Marie Ignace Degrelle (15 juin 1906 à Bouillon, Belgique – 31 mars 1994 à Málaga, Espagne) a été un écrivain, journaliste et directeur de presse au sein de la mouvance catholique belge. Il entama ensuite une carrière politique, en fondant le mouvement Rex, au départ parti nationaliste proche des milieux catholiques, qui devint rapidement un parti fasciste, puis durant la Seconde Guerre mondiale, se rapprocha du national-socialisme, pour finir dans la collaboration avec l'occupant allemand. Combattant sur le front de l'Est avec la 28e division SS Wallonie, il termina la guerre en tant que SS-Obersturmbannführer et Volksführer der Wallonen. Exilé en Espagne en 1945 et naturalisé en 1954, il y vécut près de cinquante années. Construisant sa propre légende et s'érigeant comme défenseur ardent du nazisme et des thèses négationnistes, il s'imposa comme une référence de l'extrême droite. (voir vidéo en fin d'article)



Léon Degrelle fut fortement influencé par l'œuvre et la pensée de Charles Maurras. Il étudia le droit à l'Université Catholique de Louvain, mais ne termina pas ses études. Il fut durant l'année scolaire 1927-1928 le secrétaire de rédaction d'une revue d'action wallonne appellée L'Avant-Garde . Il est à noter que cette revue ne fit plus partie du mouvement wallon lorsqu'elle fit retour à l'unitarisme belge, ce qui provoqua la création du journal L'Ergot, organe de la Fédération wallonne des étudiants de Louvain, qui lui resta ouvert à la discussion sur le fédéralisme. On ne peut donc affirmer que Degrelle fut un militant wallon de par sa collaboration à l'Avant-Garde.

Après ses études, il devint directeur en 1930 de la maison d'édition Christus-Rex, maison dépendant de l'Action catholique. Issu d'un milieu conservateur, il se radicalisa assez rapidement et évolua vers des positions proches du fascisme.

Degrelle fonde, en 1932, la revue nationaliste Rex, qui se transforme progressivement en instrument de propagande destiné à la diffusion de son idéologie: le rexisme. Le parti politique Rex, très influencé par le fascisme (Degrelle aurait rencontré plusieurs fois Mussolini [réf. nécessaire]), est par contre opposé à l'Hitlérisme. À la tête du quotidien Le Pays Réel, il réussit à faire élire 21 députés Rexistes lors des élections législatives du 24 mai 1936.

Parmi les élus de Rex on relève deux militants wallons notoires : Paul Collet, membre de l'Assemblée wallonne qui rompit avec Rex dès 1939, et Joseph Mignolet, écrivain d'expression wallonne, qui resta chef de Rex-Liège jusqu'en 1943 et dès ce moment participa activement à la collaboration intellectuelle au sein de la Propaganda Abteilung. Degrelle subit cependant un revers face à Paul Van Zeeland lors d'une élection partielle le 11 avril 1937, la veille le Pays Réel publiait un accord entre Degrelle et Staf De Clercq, président du Vlaamsch Nationaal Verbond qui était titré «Rex défend le programme suivant: la transformation du régime unitaire belge en un Etat fédéral». Lors des élections législatives de 1939, Degrelle ne retrouve que 4 de ses 21 députés élus trois ans plus tôt, et est lui-même élu député de Bruxelles (il n'avait pas été candidat en 1936).

Dans Politieke Geschiedenis van België sinds 1830, Standaard Uitgeverij, Anvers, 1985, (Tr.fr. La Belgique politique de 1830 à nos jours), Els Witte et Jan Craeybeckx insistent sur le fait que cet accord était un accord purement tactique entre un nationaliste flamand et un nationaliste belge (obligé cependant de composer avec la dualité foncière du pays). Ils ajoutent: l'accord ne fut pas du goût des patriotes belges (...) parmi lesquelles Rex comptait de nombreux sympathisants... . Pour les deux historiens, le succès de Rex reposait pour une grande part sur un malentendu. Somme toute, le nombre de fascistes convaincus n'était pas avant 1940, dans notre pays, aussi important que ne pouvait le laisser supposer le nombre de sièges obtenus par Rex en 1936. De nombreux votes rexistes provenaient de membres patriotes et anti-allemands de la classe moyenne, victimes de la dépression, qui s'estimaient également victimes des politiciens. En fait ces électeurs étaient plus soucieux de stabilité que d'agitation. Il n'y avait pas de place aux côtés du Roi, incarnation de la patrie, pour un dictateur. Telles étaient les limites du fascisme, du moins du fascisme bruxellois et wallon. Quant aux véritables sentiments de Degrelle, ils ne furent jamais ceux d'un militant wallon. Dans l'espoir de convaincre Hitler de lui confier la direction de la Belgique, Degrelle, qui n'était pas un fédéraliste, se rangea pendant la Deuxième Guerre mondiale aux côtés des nazis. Il réussit, non sans mal, à se faire accepter. Il créa la Légion Wallonne et se rendit lui-même au front de l'Est. Degrelle, jadis admirateur du fascisme latin, se mit à proclamer que les Wallons et les Français du Nord, bien que romanisés, étaient en fait, eux aussi, des Germains (...) La collaboration belgiciste et wallonne avait un caractère très explicitement fasciste. Il ne pouvait évidemment y être question de ressentiment contre la Belgique. Le mouvement wallon avait plutôt cherché son inspiration à gauche. Aussi les collaborateurs wallons ne peuvent-ils pratiquement pas compter, à ce jour sur la compréhension de leur communauté...

Ce calcul politique de la part de Léon Degrelle en faveur d'une fédéralisation de la Belgique semble s'inscrire dans la tradition du Mouvement wallon ou, plus largement, dans la manière dont les Wallons réagirent au Mouvement flamand. Bien que depuis le 18 avril 1898, la loi Coremans-De Vriendt dite «Loi d'égalité» n'ait pas réellement donné un statut de langue officielle au néerlandais jusqu'alors réservé à la langue française, égal au statut de celle-ci, la menace est perçue. Pour une certaine petite bourgeoisie wallonne, il devient impossible de faire carrière en Flandre sans être bilingue. Plus fondamentalement, pour le monde politique wallon, il s'agit d'échapper à une minorisation tant politique que linguistique (les Flamands sont plus nombreux), en revendiquant l'autonomie de la Wallonie au sein de la Belgique: c'était la Flandre catholique qui maintenait en selle le gouvernement catholique, alors que le verdict des urnes était tout différent dans la Wallonie de gauche écrivent deux historiens flamands[8] Ceci pour la période qui va de 1884 à 1914. Mais comme le font remarquer Els Witte et Jan Craeybeckx, Léon Degrelle n'était pas fédéraliste, et la signature de 1936 est avant tout un calcul politique. Elle intervient d'ailleurs à une époque où les Flamands ont obtenu, par les lois de 1921, et par un vote du Parlement belge Flamands contre Wallons (le seul poids numérique des Flamands pouvait être majoritaire au Parlement belge, et les wallons unanimes, comme en 1921, étaient impuissants). Au contraire, plus tard, d'autres personnalités wallonnes, mais, elles-mêmes démocrates, comme André Renard voulurent le fédéralisme dans un autre esprit. André Renard par exemple considérait les thèses wallonnes comme une étape de la réalisation du socialisme .

Lorsque la guerre commence, Degrelle approuve la politique de neutralité de Léopold III. Après l'occupation de la Belgique, le parti rexiste se déchire sur la forme de résistance à tenir, une partie du mouvement s'étant toujours voulu neutre voire réticente quant à une collaboration avec l'Allemagne nationale-socialiste (voir à ce sujet la Cohue de 40 de Léon Degrelle).

Arrêté le 10 mai 1940 comme suspect, il est emmené en France, et échappe de peu au massacre d'Abbeville (cf. le Dossier Abbeville, éd. Davidsfonds Leuven). Il est libéré au début de l'Occupation. Il retourne alors en Belgique et tente alors d'engager le rexisme dans une collaboration plus étroite avec le nazisme. Les autorités allemandes ne lui accordent que peu d'attention jusqu'au 21 juin 1941, lorsque commence l'invasion de l'URSS. Pariant sur une victoire finale de l'Allemagne, Degrelle décide de s'engager dans la guerre contre l’URSS en espérant qu'un Hitler victorieux saura récompenser la Belgique la guerre terminée.

Degrelle combat avec l'Allemagne nationale-socialiste engagée en URSS. Il rejoint à cet effet en 1941 la Légion Wallonie (mise sur pied par Fernand Rouleau), qui combat au sein de la Heer (armée de terre - août 1941 - juin 1943), puis des Waffen-SS (juin 1943-mai 1945) sur le front russe. Parti comme simple soldat, il gagne ses galons, jusqu'à ceux de SS-Brigadeführer (général de brigade) le 2 mai 1945.

Auparavant, Hitler l'avait également nommé Volksführer der Wallonen (chef du peuple wallon) en novembre 1944, alors que la Belgique était déjà libérée par les Alliés.

Le 20 février 1944, Adolf Hitler le décore de la Ritterkreuz (croix de chevalier de la Croix de Fer), une des plus hautes distinctions allemandes, à laquelle vient s'ajouter les feuilles de chêne (août 1944). Plus tard, Degrelle prétendra que Hitler lui aurait dit : « Si j'avais eu un fils, j'aurais aimé qu'il fût comme vous ».

Le comté de Bourgogne (en Franche-Comté), détaché de la France, devait servir à la création d'un futur État SS modèle. Le régent devait en être Heinrich Himmler (Reichsführer-SS), le chancelier Léon Degrelle, chef de la SS Belge.

À la fin du mois d'avril 1945, Léon Degrelle gagne, avec son chauffeur et deux officiers de son État-major (le Cpt Robert du Welz et le Lt Charles Generet) le Danemark puis la Norvège, deux pays toujours sous contrôle allemand. Il atteint Oslo, où le Gouverneur allemand Joseph Terboven leur propose un Heinkel He 111 (celui du ministre allemand Speer). Accompagné du capitaine du Welz (les deux autres ayant disparu à Oslo) et de quatre membres d'équipage, Degrelle survole la Hollande, la Belgique et la France, sans être le moins du monde inquiété par la chasse de nuit alliée. Le TQ+MU (immatriculation du Heinkel) finit par atterrir en catastrophe, en panne d'essence, sur une plage de Saint-Sébastien dans le nord de l'Espagne. Seul Degrelle est blessé dans le crash (5 fractures).

Il y trouve refuge ; les demandes d'extraditions n'aboutiront jamais, d'autant plus que Degrelle va abandonner sa nationalité belge au profit de la nationalité espagnole.

À la libération, il est jugé pour trahison et condamné à mort par contumace. Comme tout Belge inculpé pour faits de collaboration (art. 113, 114, 115, 116, 118bis, 119sq, 121bis du Code Pénal), les membres de la famille Degrelle convaincus des mêmes préventions ont été arrêtés, jugés et incarcérés.

Jusqu'à son dernier souffle, Léon Degrelle exaltera les réalisations d'Hitler et du régime national-socialiste. Il s'inscrira en outre dans la mouvance négationniste, niant en particulier l'existence et la matérialité de l'holocauste et, plus généralement la réalité des crimes contre l'humanité imputé au régime hitlérien dont il fut un des plus fervents soutiens et admirateurs.

Léon Degrelle s'éteint à l'âge de 87 ans dans la soirée du jeudi 31 mars 1994 à la clinique de Parque de San Antonio où il avait été admis le 10 mars en raison d'insuffisance cardiaque. Il est incinéré le lendemain et ses cendres sont dispersées au-dessus de la Belgique par un ancien capitaine de la SS Wallonie.

Degrelle a affirmé, dans une interview en 1981, puis dans son ouvrage Tintin mon copain, paru après son décès, avoir inspiré le personnage de Tintin à Hergé.

Lorsque Degrelle publie Jeunes plumes et vieilles barbes, il attire l'attention de Monseigneur Schyrgens, dont l’article élogieux incite l’abbé Wallez, pour son journal, à l'embaucher. Il y rencontre Georges Rémi, qui n'est pas encore Hergé.

Selon plusieurs historiens de la bande dessinée, la contribution de Degrelle à l'œuvre de Hergé se serait limitée à envoyer des États-Unis divers illustrés américains qui influencèrent quand même le style du dessinateur. La première version du personnage de Tintin aurait été inspirée par le frère cadet de Hergé, Paul Rémi . Des photos de Degrelle en 1929 montrent une certaine similitude de traits avec le petit reporter, mais c'était également le cas pour Paul Rémi adolescent. On pense surtout que Tintin a été inspiré par Benjamin Rabier, Alain Saint-Ogan et Joseph Pinchon.

En 1931, Degrelle publie la brochure Histoire de la guerre scolaire illustrée par Hergé en personne. Ce livre est un triomphe : 100 000 exemplaires sont vendus en quelques mois. Hergé avait illustré également Les grandes farces de Louvain l'année précédente. En 1936, c'est Hergé qui compose le logo du journal rexiste Le pays réel. Le 2 avril 1936, la bande dessinée de Quick et Flupke évoque la campagne électorale avec une foule immense entrant dans une salle de cinéma au-dessus de laquelle une grande banderole proclame REX VAINCRA (le slogan de Rex). En 1937, Hergé dessine le logo de l'hebdomadaire rexiste L'Oasis dirigé par le fameux Jam (Paul Jamin, dessinateur du Petit Vingtième qui donna ensuite dans la propagande antisémite). La parenté idéologique entre Hergé et Degrelle est évidente même si elle n'implique évidemment pas les mêmes responsabilités morales ou politiques. Hergé s'éloigna de Degrelle au fur et à mesure que ce dernier s'éloignait de son milieu catholique d'origine pour s'assimiler de plus en plus au fascisme.

L'hebdomadaire Livres Hebdo a révélé que Degrelle avait inspiré Jonathan Littell pour le personnage de Maximilien Aue dans le roman "Les Bienveillantes" (Prix Goncourt 2006). Il devrait publier en 2008 une biographie de Léon Degrelle sous le titre "Le sec et l'humide".


Partie 1 :


Partie 2
:


Wikipedia et Dailymotion

:part:
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Bernard




J'ai été enfant de choeur et militant socialiste. C'est dire si j'en ai entendu des conneries... (Michel Audiard)
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MessagePosté le: Jeu 5 Mar 2009 - 14:31    Sujet du message: Publicité

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