Le forum des p'tits belges Index du Forum

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
 
 
La race bovine béarnaise

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le forum des p'tits belges Index du Forum -> LE COIN DES ANIMAUX -> Les animaux -> Les autres animaux
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
fanfan
Expert
Expert

Hors ligne

Inscrit le: 21 Avr 2007
Messages: 7 567
Localisation: Biarritz
Anniversaire: 30/11/1956
Prénom: Françoise
Surnom: La chti du Sud-Ouest

MessagePosté le: Ven 17 Avr 2009 - 15:58    Sujet du message: La race bovine béarnaise Répondre en citant


 
La race bovine Béarnaise   




  
PRESENTATION   
La race des Pyrénées Atlantiques était très ancienne. Cependant en 1774 une épizootie faillit détruire presque entièrement la population bovine de la région. La Vallée de Barétous fut épargnée ce qui permit de reconstituer le cheptel. Dès 1832 l’amélioration fut entreprise avec l’institution de primes cantonales. A partir de 1896 furent également organisés des concours locaux. Le Herd Book de la "race des Pyrénées à muqueuses roses" fut créé à Pau le 14 juillet 1901.   
En 1854 la race fut décrite sous le nom de race "Béarnaise" , en 1856 sous celui de "Barétoune et des Pyrénées". L’on a distingué les variétés "Basquaise", "Béarnaise", "d’Urt". Puis la race s’est appelée "race Pyrénéenne du Sud-Ouest". De 1923 à 1929 nous avons la "race des Pyrénées", de 1951 à 1960 la "Blonde des Pyrénées". En 1961 la race pourtant admise n’est pas présentée au Concours Général Agricole à Paris et en 1962 la Blonde des Pyrénées rejoint la Garonnaise et la Quercy dans la "Blonde d’Aquitaine" où s’impose très vite la Garonnaise.   
Annie Amizet dans sa thèse vétérinaire de 1964 écrit : "La race Blonde des Pyrénées, race ancienne et régionale a toujours été bien fixée ; les différentes variétés se sont peu à peu fondues dans le type moyen. Nous avons là des animaux de travail et de boucherie qui malgré certains caractères communs se distinguent des autres races blondes surtout par leur adaptation à leur milieu pyrénéen. Pourtant on tend à les faire disparaître par croisement avec les races Garonnaise et Limousine".   
Il s’en est fallu de peu en effet qu’il n’y en ait plus. En 1978 au moment ou l’ITEB (aujourd’hui Institut de l’Elevage) entreprend de faire l’inventaire des races bovines françaises menacées et prospecte dans les Pyrénées ce ne sont que quelques animaux qui sont retrouvés, en amont d’Oloron-Ste-Marie, dans les vallées d’Aspe et de Lourdios essentiellement (120 femelles au total).   
C’est à l’époque la fabrication d’un fromage de mélange brebis/vache dit "mixte" qui a incité les habitants de ces vallées à conserver avec la plus grande difficulté quelques taureaux. Ainsi trois taureaux furent repérés qui sont aujourd’hui à la base des souches actuelles.   
La race a repris son nom de "Béarnaise" puisque ce sont des animaux du Béarn qui ont été retrouvés - animaux d’un type élégant au profil laitier. Cette souche doit être distinguée de la race espagnole dite "Pirenaica" qui intègre des souches basques (espagnoles) et surtout navarraises peut être légèrement imprégnées de sang Garonnais.   
En somme cette Béarnaise représente les derniers animaux purs d’une grande race au lointain passé parfois baptisée par les anciens auteurs "le pur-sang arabe de l’espèce bovine".   
ACTIONS DE CONSERVATION   
1/ Une des premières mesures a consisté à faire collecter de la semence des derniers taureaux de la race pour mettre la génétique à l’abri et surtout permettre et favoriser la reproduction des dernières vaches en race pure. En effet, très peu de vaches - la plupart d’ailleurs déjà très âgées - se reproduisaient encore en race pure faute de taureaux disponibles.   
Ainsi en 1980, un jeune veau - ROZAN (fils d’UNICORNE) - est envoyé à l’Union de Coopératives d’Insémination Animale - MIDATEST pour y être élevé en station et collecté. En 1981, un autre taureau - MENDITE - est collecté puis en 1982 un troisième - NETSAUT. Ces trois taureaux représentent les trois souches mâles retrouvées. En 1981 les premières inséminations sont réalisées avec la semence de MENDITE. Par la suite furent créés d’autres taureaux décalés génétiquement entre eux en utilisant des vaches âgées qui ainsi introduisirent une certaine diversité génétique.   
Ces opérations de collecte ont été successivement financées par le Ministère de l’Agriculture, le FIDAR (via le Parc National des Pyrénées puis le SUACI et le SUAIA Pyrénées), le Conseil Régional d’Aquitaine (via l’Association "Conservatoire des Races d’Aquitaine") puis enfin le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques.   
A ce jour 22 taureaux de race Béarnaise ont été collectés dont 19 sont disponibles en routine pour la reproduction de la race (www.midatest.fr) et l’on peut penser que la race ne souffrira pas de consanguinité.   
2/ Dès 1980, un fichier des animaux, reconnu aujourd’hui officiellement comme livre généalogique de la race, est tenu par l’Institut de l’Elevage à partir de visites annuelles sur le terrain. Ces visites permettent de se rendre compte en même temps de la physionomie et de l’intérêt de chaque animal tout en permettant un contact direct avec les éleveurs. Le principe admis est celui de l’exhaustivité. L’on ne peut se permettre dans une si petite population de ne travailler qu’avec une partie de l’effectif. Tout éleveur - même s’il ne possède qu’une seule vache - compte et tout animal est important. La liste des propriétaires et des animaux est mise à jour tous les ans et communiquée à l’ensemble des éleveurs qui ont ainsi la possibilité de se repérer.   
… /…
3/ En 1997 la Béarnaise a été représentée à nouveau par deux vaches au Concours Général Agricole dans le cadre du Salon International de l’Agriculture de Paris avec les autres races bovines pyrénéennes Lourdaise et Casta. En 2002, trois vaches étaient encore présentées au Concours Général puis également en 2006. Enfin à partir de 1999 le "Comice agricole inter-cantonal d’Asasp" a réussi à rassembler régulièrement plus de la moitié du cheptel de la race dans une présentation à la fois zootechnique et conviviale.   
Les 17 et 18 octobre 2003 le Comice était l’occasion de réunir autour de la Béarnaise d’autres races pyrénéennes. En même temps avaient été invités les représentants d’autres races bovines à faibles effectifs pour la 3e rencontre des races bovines locales. Les participants furent invités à une intéressante réunion-débat à la mairie d’Oloron où fut réaffirmé par tous l’intérêt de la conservation des races locales.
Le 13 août 2003 ont été déposés à la Sous Préfecture d’Oloron les statuts d’une "Association pour la Sauvegarde de la race bovine Béarnaise".   
PERSPECTIVES   
La race Béarnaise un des plus emblématiques fleuron du patrimoine génétique et culturel des Pyrénées a été sauvée in extrémis grâce à des actions de sauvegarde entreprises dès 1978 avec l’appui de quelques éleveurs.   
Les souches préservées représentent un type d’animal élégant à profil plutôt laitier conservé essentiellement dans les Vallées d’Aspe et de Lourdios. Si l’effectif reste très faible (155 femelles dont 116 vaches en 2007 chez 43 propriétaires) il est de bonne qualité et peut se reproduire sans difficultés grâce à l’effort réalisé en matière de collecte de semence de taureaux pour l’insémination animale.   
La race peut aujourd’hui apparaître comme n’étant pas assez laitière pour les éleveurs laitiers et pas assez musclée pour les éleveurs allaitants. Il reste que la race est l’emblème du Béarn et qu’elle peut porter haut l’image de la région.   
Par sa rusticité, son intelligence, son aptitude à la marche et son agilité c’est une vache montagnarde qui peut jouer un rôle dans la conduite de certains troupeaux en zone très difficile.   
Un ingénieur-stagiaire de l’INRA - François Bertocchio - effectuant en 1986 une étude sur la race avait remarqué que la Béarnaise en tant que vache laitière avait, dans son milieu, comparativement à des laitières d’autres races, moins de lait, mais était moins sensible aux variations brusques de température et aux périodes d’élevages difficiles comme par exemple une succession de jours de mauvais temps. La Béarnaise jouait ainsi un rôle de régulateur de la production.   
On peut également envisager la production en système allaitant d’un veau de lait blanc ou rosé élevé sous la mère, de qualité gastronomique tant par son mode d’alimentation que par sa viande aux fibres fines et aux rendements très corrects de par la légèreté du squelette.   
Enfin les boeufs béarnais, dressés très spectaculaires, rapides et infatigables, renommés autrefois pour le "roulage" peuvent fournir des animaux attelés magnifiques pour les fêtes locales ou des manifestations de prestige.   
La Béarnaise, vieille race au passé glorieux, originale et atypique a de la peine à trouver sa place aujourd’hui malgré ses qualités. Elle n’en a que plus de valeur et mérite donc notre intérêt.
 
 
 
 
midatest.fr  
 


:part:
--------------------------------------------------------------


La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe
On répond aux imbéciles par le silence
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 17 Avr 2009 - 15:58    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le forum des p'tits belges Index du Forum -> LE COIN DES ANIMAUX -> Les animaux -> Les autres animaux Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
 

^^( Design & Theme par kenzo5 )^^